Kosovo : la mauvaise blague continue

Rédigé par notre équipe le 20 février 2018.

DAVOS/SWITZERLAND, 24JAN08 - Bernard Kouchner, Minister of Foreign and European Affairs of France, captured during the session 'Orchestrating a New Concert of Powers' at the Annual Meeting 2008 of the World Economic Forum in Davos, Switzerland, January 24, 2008. Copyright by World Economic Forum swiss-image.ch/Photo by Annette Boutellier +++No resale, no archive+++

Les Balkans sont à l’image de l’Orient : compliqués. Il faut donc y voler avec des idées simples, mais pour les mettre en œuvre encore faut-il ne pas avoir des individus de la trempe de Kouchner dans les pattes. Celui qui a joué un rôle central dans la mascarade mortelle qu’a été l’indépendance du Kosovo continue de clamer haut et fort tout le bien qu’il pense de cette création grotesque. Dix ans après, le Kosovo est sans surprise : corrompu, éclaté et sans aucun avenir.  

Le 17 février dernier, le Kosovo célébrait le dixième anniversaire de son indépendance. Il est peu de dire que cette date importante dans l’histoire de ce jeune pays est passée presque inaperçue. Les journalistes qui ont tenté de s’aventurer dans cette affaire ont bien vite compris que le Kosovo n’était rien sinon qu’une marionnette créée pour mettre KO un Etat serbe déjà martyrisé par l’Occident.

Une fiction sans espoir

Le Kosovo est un petit Etat de 1,8 millions d’habitants enclavé entre le Monténégro, la Serbie, la Macédoine et l’Albanie. 90 % de la population est musulmane – souvent d’origine albanaise. La principale minorité est serbe et comprend environ 120 000 personnes. Malgré les tensions entre ces deux communautés, il y a en théorie de quoi faire un Etat viable. Pourtant, dix ans après l’indépendance, personne ne se considère Kosovar. Les Kosovars d’origine albanaise se sentent Albanais tandis que les Serbes refusent de se revendiquer d’un pays créé par des puissances étrangères sur leur dos.

Un pays sans citoyen et sans Etat, car aucun élément constitutif d’un Etat ne se retrouve au Kosovo. Il n’y a pas de force armée et c’est l’OTAN qui continue de jouer aux Caques bleus. Les deux communautés se regardent avec méfiance et sans la présence de militaires étrangers, un bain de sang aurait depuis fort longtemps souillé les chaussures des apôtres d’un Kosovo indépendant (lesquelles sont déjà bien crottées). La justice est une vaste farce et seul l’argent fait loi dans un pays où la corruption règne en maître.

Les amis de Kouchner amassent des sommes folles tandis que l’immense majorité de la population vit dans des conditions misérables. Dans le pays le plus jeune d’Europe où 70 % de la population a moins de 35 ans, la moitié des moins de 24 ans est au chômage. Un tiers de la population a préféré le chemin de l’exil et seule une infime minorité vit confortablement avec canette de Coca Cola à la main, écouteurs dans les oreilles et Mac branché 24/24.

Malgré tout, les Kouchner continuent de dire tout le bien qu’ils pensent de leur immonde création. Le « Kosovo représente l’un des grands succès de l’ONU » a-t-on pu entendre de la bouche de celui dont les activités au Kosovo ne peuvent être évoquées sans la menace d’un procès… L’ONU vaut bien mieux que ça et elle peut heureusement se targuer de succès bien plus grands qui ne sont pas entourés d’un halo de honte. D’ailleurs, le Kosovo n’est même pas membre de l’ONU… La faute à la Russie et la Chine qui mettent leur veto. Cette création est si grossière que même cinq Etats membres de l’Union européenne ne la reconnaissent pas officiellement.

La Serbie est-elle assez forte et influence pour tirer les ficelles en coulisses et empêcher le développement de son ancienne région ? La réponse est bien entendu négative. Le Kosovo reste au banc de la communauté internationale parce que ses principaux soutiens n’ont plus besoin de lui pour mettre au pas la Serbie (on pense notamment aux Etats-Unis et aux élites européennes) tandis que nombre de pays voient dans cette mésaventure un grave précédent. L’Espagne qui accepte toutes les couleuvres mondialistes s’est pour une fois écartée du chemin par peur de voir ses propres régions lui échapper. Et la crise en Catalogne lui a donné raison !

Ainsi, le Kosovo continuera de s’enfermer dans une survie qui n’intéresse personne. Les Kosovars continueront de prendre le chemin de l’exil. Les docteurs Frankenstein continueront de créer des fictions aux dépens des peuples et des vies de millions de gens. Le monde continuera de tourner avec son lot d’horreurs.

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