Surprise : Barroso fait du lobbying pour Goldman Sachs !

Rédigé par notre équipe le 21 février 2018.

Recruté par la banque qui symbolise le mieux l’horreur de la finance, José Manuel Barroso prétend être un employé comme les autres. Un type banal qui arrive tous les matins dans la succursale bruxelloise de Goldman Sachs et qui attend bien patiemment qu’un pigeon ouvre la porte pour se faire vider les poches. Malheureusement, l’oiseau de mauvais augure qu’est Barroso est d’une bien plus grande envergure et ses réseaux prouvent que l’Union européenne ne fait que se soumettre au Dieu argent.  

En 2014, après dix ans de bons et loyaux services, Manuel Barroso quittait la Commission européenne la tête haute. En une décennie, il a largement réussi sa mission de destruction des peuples européens. Parmi ses trop nombreux faits de gloire, il a contribué à la mise en place d’une Constitution européenne pourtant rejetée par les citoyens français et néerlandais et a fait de la Grèce un champ de ruines (pas antiques) sur lequel les grandes banques ont fait leur beurre. Autant dire qu’avec de tels états de services, l’homme aurait dû avoir quelques comptes à rendre…

Un lobbyiste ne meurt jamais

Mais les normes européennes sont bien éloignées de la morale, de l’éthique et de la justice. Dix-huit mois après avoir quitté la Commission, Barroso a rejoint la banque Goldman Sachs. Un nid de prédateurs avec lequel Barroso s’était entendu comme larrons en foire au temps béni de la Commission. C’est cette même banque qui pendant des années a falsifié les comptes de la Grèce. Les citoyens grecs ont payent encore la note, Goldman Sachs a empoché des dizaines de millions d’euros et Barroso a été invité à prendre un poste certainement fort bien rémunéré à la Présidence non exécutive du Conseil d’administration de Goldman Sachs.

L’annonce de ce transfuge en 2016 avait choqué (officiellement), mais comme l’avait alors souligné Marine Le Pen, il n’y a « rien d’étonnant pour ceux qui savent que l’UE ne sert pas les peuples mais la grande finance ». Après avoir roulé officieusement pour Goldman Sachs (la presse portugaise a fait des révélations curieusement peu suivies), Barroso bosse officiellement pour ses copains.

Mais que fait un professionnel de la politique en fin de course dans une banque ? Il est évident qu’il est là pour faire du lobbying avec un carnet d’adresses aussi rempli que le sien… Portant, selon lui, il n’a pas été engagé pour faire du lobbying… Dans ce cas, que faisait-il le 25 octobre dernier dans un hôtel de luxe bruxellois avec Jyrki Katainen, actuel vice-président de la Commission européenne ? Les deux hommes ont-ils évité sciemment les couloirs de la Commission juste pour parler du dernier match de foot ?

Comme à son habitude, la Commission assure que tout a été fait dans les règles et que Jyrki Katainen a fait savoir qu’une telle rencontre avait eu lieu suivant ainsi les règles en vigueur. Sauf qu’il aura fallu des premières indiscrétions du site Politico pour que le Commissaire daigne bien se plier à une règle de toute manière bafouée quotidiennement dans les grandes largeurs. L’ADN de la Commission ne change jamais. Elle est liée de manière éternelle à la grande finance. Les citoyens feraient bien de le comprendre une bonne fois pour toutes. Ils seraient alors en mesure de renverser un système qu’ils détestent, mais qu’ils continuent de porter à bout de bras.

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