Quand les politiques singent les SDF pour le bien de la com’

Rédigé par notre équipe le 01 mars 2018.

On allait voir ce qu’on allait voir ! Les élus sortant de leurs logements de fonction pour dormir dans la rue avec des sans-abri et montrer aux Français qu’ils s’occupent –eux – des plus miséreux. Une opération de communication pas comme les autres, car sous prétexte d’alerter les citoyens à une situation qu’ils connaissent déjà bien, les élus ont singé le désarroi de personnes qu’ils n’entendent pas vraiment aider.  

Quel courage ! Alors qu’une vague de froid s’abat sur la France et rend hystérique nos journaleux de première classe, quelques élus franciliens (à peine dix) ont décidé de braver les températures polaires pour donner un coup de projecteur sur la situation des sans-abri. L’opération menée par Mama Sy, une conseillère municipale sans étiquette d’Etampes a fait parlé pendant quelques jours. Il fallait faire monter la sauce bien que le plat proposé soit indigeste.

De qui fait-on la com’ ?

En effet, dormir une nuit dans la rue pour montrer que la République est solidaire avec les SDF a quelque chose d’un peu dérangeant surtout dans un pays où le Secrétaire d’Etat à la Cohésion des Territoires estime qu’il n’y a que 50 SDF dans les rues franciliennes… Seuls les élites enfermées dans leur tour d’ivoire peuvent tenir de tels propos. Le Français moyen sait, lui, de quoi il en retourne. Il suffit juste de mettre le nez dehors pour comprendre que les 50 SDF sont au moins mille fois plus nombreux…

A quoi sert de dormir dans un sac de couchage le temps d’une nuit sous la lumière des caméras ? Strictement à rien même si les génies derrière cette opération pensent qu’en faisant le buzz quelques heures ils vont changer quoi que ce soit. Au lieu de dormir sur le bitume froid, ils auraient pu accueillir un SDF chez eux. Leur esprit étroit n’est certainement pas parvenu à cette option qui aurait pourtant fait parlé et vraiment aidé des dizaines de sans domicile fixe.

Oui, mais accueillir un SDF chez soi, cela fait quand même des images moins intéressantes pour les médias. De plus, le SDF aurait peut-être l’idée saugrenue de s’y sentir bien et de supplier de rester une nuit de plus. La solidarité c’est bien, mais il ne faut surtout pas qu’elle empiète sur le bien-être de nos chers élus. Ces derniers peuvent désormais se pavaner sur les plateaux télé en expliquant la mine défaite que dormir dans la rue est une épreuve difficile.

Auront-ils droit à un certificat pour cette performance théâtrale unique ? Espérons-le car il serait quand même dommage que tout cela n’ait servi à rien ! Et si d’aventure, les certificats venaient à se faire attendre, un petit coup de fil à l’Elysée pourrait arranger bien des choses. Dans ce lieu sévit un président qui joue les conteurs pour les enfants du personnel élyséen. Il s’apprête à narrer « Pierre et le loup ». Un emploi qui change peu de son travail habituel fait de sornettes en tous genres.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. Bluesun dit :

    Les novices singent les SDF.

    Sans doute que, les SDF devraient remercier pour cette merveille qu’ils sont devenus grâce à leurs élus ?

    35 ans que nos SDF, pour cause de fin de droits de chômage crèvent de froid l’hiver sur les trottoirs de Paris.

    Début des années 1980, l’annonce de la mort du premier SDF à fait scandale, puis les hivers se succédant, avec l’habitude ; le scandale du début est devenu fait divers, puis fait d’hiver.

    Il y a quelques jours les infos annonçaient 1.400 SDF, et plus récemment le 27/02/2018, l’annonce était de 3.000 SDF. Alors que le 11/10/2016 l’info était de 4.000 SDF.
    Certainement beaucoup plus, si on considère que la valse des emplois a commencé en 1982.

    Sylvain Maillard, disait que SDF était un choix.

    Les novices en singeant les SDF sur une bouche de métro (il y fait plus chaud, que sur un bout de trottoir), joignent le geste à la parole.

    Combien de nuits vont-ils aller dormir ainsi, bien lovés au chaud dans leur duvet ?

    Y aura t-il alors la TV tous les soirs, pour venir soutenir leurs guignolades ?

    Alors que les migrants sont accueillis, mis au chaud, nourris, logés, que l’on balance 10.000€ d’argent public pour la construction de containers aménagés , et de mobil-home pour l’installation de migrants , nos SDF n’ont droits qu’aux singeries des novices. N’y a t-il plus de place dans les hôtels ? sont-ils tous occupés par les migrants ?

    On nous bassine chaque jour avec le mot « partage », et nos novices au lieu de partager leur pain, leur domicile, au lieu de donner du réconfort, n’ont trouvé que la parade de la singerie.

    Continuer de se foutre de la figure des SDF, des pauvres, des « sans dents », qui ne sont pourtant que le résultat des lendemains qui devaient chanter via le « changement ».

    On vote depuis des années pour des types, qui on le droit de mener la France, et son peuple au désastre.

    Par ce genre de com, les novices veulent-ils obligés les SDF à aller dans les centres ? Ces fameux centres où, leur seuls compagnons les chiens ne peuvent les suivre ?

    Ces centres où, ils se font voler le peu qu’ils possèdent ? ou se font tabasser ? et autres violences sans doute ?

    Les égards, ne devraient-ils pas être les mêmes que ceux donnés aux migrants ?

    Au regard de la multiplication rapide des chômeurs, Coluche disait :

    « Rose promise, chôm du « !!!!! (1981, élection de Mitterrand).

    1982 début des délocalisation des emplois.

    1983 la France commence à crever de faim,(pour cause de perte de ses emplois, ou fermeture d’usines et entreprises)

    1985, Coluche ouvre son premier restau du coeur (du provisoire disait-il alors).

    Chirac disait : »l’avenir n’est plus le même que dans le passé »

    Ils n’a suffit que d’une poignée d’années, pour en arriver au résultat d’avoir des élus novices, qui jouent aux SDF.

    Lorsqu’une pensée s’offre à nous comme une profonde découverte, et que nous prenons la peine de la développer, nous trouvons souvent que c’est une vérité qui court les rues.

    Réflexions et Maximes – Vauvenargues

  2. Le-civilisateur dit :

    Savoir que des pauvres gars dorment dans la crasse immonde des rues abominables de Paris sans que la France élabore la moindre véritable solution viable pour sauver ces gens, était déjà dramatique et révoltant en soit.

    Mais depuis quelques années ce sont maintenant des femmes, beaucoup plus vulnérables et fragiles, elles crèvent lentement et terriblement dans les rues et couloirs de métro.

    Quelle genre de nation peut permettre cela ?

    A chaque conférence ou les représentants de la France jouent les fanfarons moralisateur sur la scène internationale.

    Nous devrions placarder des photos de ces femmes SDF qui crèvent lentement à deux pas de leurs bureaux de fonctions.

    A quand le soulèvement ?

    Si nous arretions

  3. Le-civilisateur dit :

    SI nous arrêtions tous de travailler simultanément dans toute la France, ils auraient vraiment l’air con.

    Pas besoin de violence pour faire une vraie révolution.

    Ils faut juste réapprendre au peuple à être solidaire et coordonné.

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