Hidalgo prête à tout pour sauver sa tête

Rédigé par notre équipe le 05 mars 2018.

Les politiques n’ont aucun scrupule. Anne Hidalgo, égérie du boboisme parisien est en grand danger. Sa gestion catastrophique de la capitale et son incroyable capacité à nier la réalité font d’elle une Hollande locale. Son bilan est un passif trop lourd pour espérer quoi que ce soit lors des prochaines élections municipales. Revoir de fond en comble sa politique devrait faire figure d’ultime chance, mais la stratégie qui se dessine est plus politicienne et abjecte : une alliance avec la République en Marche…  

La politique est un monde impitoyable où différentes stratégies sont possibles pour se protéger. La première s’appelle le déni. Dans une interview à Libération, la maire de Paris s’interroge sur les prétentions d’En Marche pour les prochaines municipales de 2020. Alors que le journaliste lui dit que Macron lorgne sur Paris, l’édile fait mine de ne pas savoir : « Est-ce si clair que cela ? Sincèrement, je ne sais pas. Je pense que le président de la République est davantage soucieux des résultats que des étiquettes ». Pas née de la dernière pluie, Hidalgo sait pertinemment qu’aucun président de la République n’est assez fou pour laisser le champ libre à un adversaire politique.

Du déni à l’improbable alliance…

Macron est le chantre du libéralisme politique à la sauce libertaire alors qu’Hidalgo est une rouge convaincue qui promeut les minorités. Le sociétal les réunit, mais ce n’est pas assez pour donner un blanc-seing à celle qui malmené la capitale française depuis près de deux décennies (en tant que Première adjointe puis en qualité de maire). Le boulevard est grand ouvert pour l’écurie d’En Marche dans deux ans, car Macron a caracolé en tête à Paris à la présidentielle avec près de 35 % des suffrages dès le premier tour. Face à ce raz-de-marée, Hidalgo n’a qu’un bilan cataclysmique à proposer alors après la stratégie de la dénégation vient celle de l’alliance politicienne dégénérée.

C’est ainsi que dans la même interview, Hidalgo propose une alliance à En Marche. Elle « portera une candidature de coalition ». Forcément, le PS est un fantôme dont elle ose à peine se revendiquer. Un spectre allié à des écolos boiteux, cela ne permet même pas de dépasser les partisans de Mélenchon. Autant dire tout de suite que le second tour est hors d’atteinte, mais quand Hidalgo parle de coalition, elle croit pouvoir y inclure En Marche ! Elle regrette que « certains députés soient partis dans une démarche très agressive à l’égard de la majorité municipale », mais ne doute pas qu’une alliance soit possible…

Croyant pouvoir surfer sur le soutien de Macron concernant la fermeture contestée des voies sur berge, Hidalgo envisage une grande alliance pour 2020. Dans l’impossibilité de faire sa transhumance chez LREM comme tant de ses amis socialistes, Hidalgo affirme en toute simplicité qu’elle « sera Paris » et que tous ceux qui aiment les bisounours sont appelés à la suivre. La fin de la partie a déjà sonné pour la maire de Paris qui n’oublie pas de signifier combien il est dur d’être une femme politique dans ce monde de brutes.

Dénégation, alliance aussi improbable qu’insultante et la carte « je suis une femme » n’auront aucun effet sur son avenir politique. Hidalgo sera balayée en 2020 et restera dans l’histoire politique parisienne avec la double casquette de première femme maire de Paris et élue la moins compétente de l’Histoire. La première casquette lui restera à jamais, quant à la deuxième les Parisiens espèrent qu’aucun édile ne réussira à faire encore moins bien qu’elle.

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