Trump en guerre contre le lobby vert

Rédigé par Notre équipe le 11 mars 2018.

Trump CIRC glyphosate

Vent debout contre le politiquement correct et les « mutins de panurge » de l’écologie, Donald Trump s’en prend aux totems médiatiques du lobby vert. Réchauffement climatique, organismes « scientifiques » gavés de subventions, glyphosate… Contre les rentiers de l’écologie qui prospèrent sur la peur et l’exagération, l’hôte de la Maison-Blanche applique ses promesses de campagne et ne courbe pas l’échine face à la furia médiatique.

On le dit incohérent et imprévisible, mais le fait est que Donald Trump est un de ces rares hommes politiques qui font exactement ce qu’ils promettent et qui ne changent pas d’avis ou de discours en fonction de l’interlocuteur qu’ils ont en face. Leur job n’est pas de faire plaisir en disant ce que les médias mainstream veulent entendre, mais bien de gouverner.

Donald Trump a notamment montré la fermeté de ses convictions et ses engagements sur la question environnementale. En mars 2017, le président américain a proposé dans son premier budget une baisse de 31 % des fonds alloués à l’Agence de protection de l’environnement (EPA). « Trump part en croisade contre l’Agence américaine de protection de l’environnement », « L’environnement et la science du climat mis à mal », « Donald Trump propose un budget anti-écologique et pro armée », ont aussitôt crié les pasionarias de l’écologie. Mais le président américain, en véritable libéral, a bien conscience que ces organismes de recherches publics coûtent bien plus qu’ils ne rapportent à la société américaine. « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche » avait ainsi déclaré le Général de Gaulle en 1965, pour exprimer son agacement à l’égard de certains « fonctionnaires de la science ». Donald Trump pense visiblement la même chose, et compte sur le secteur privé et ses impératifs de rentabilité pour alimenter le progrès scientifique, y compris pour lutter contre la pollution.

La réduction du budget de l’EPA est une simple mesure de bon sens, d’efficacité et de bonne gestion de l’argent public. « Nous ne dépensons plus d’argent sur cela, désormais. Nous considérons qu’il s’agit d’un gaspillage de votre argent », avait expliqué Mick Mulvaney aux Américains. Le directeur du Budget a insisté sur la volonté du président d’honorer sa promesse d’« America first » en augmentant de 19 milliards de dollars les dépenses et en rationalisant certains secteurs de l’économie. Soit exactement ce pour quoi il avait été élu.

Défense de l’industrie, les énergies et l’agriculture

Autre exemple démontrant la cohérence de la politique de Donald Trump : le très commenté, mais jamais suffisamment expliqué retrait américain de l’accord climatique de Paris. Inutile et contraignant pour l’économie américaine, cet accord n’était au fond qu’un ramassis de mesures techniques et fiscales visant à taxer certains secteurs économiques majeurs, en particulier l’industrie et l’énergie.

Certes, Donald Trump a été le seul dirigeant à retirer son pays de l’accord. Mais cela ne veut nullement dire que les autres vont respecter le texte et prendre les mesures économiquement catastrophiques préconisées par l’accord. Par exemple, le Canada et son Premier ministre coquelucheux des médias Justin Trudeau, ne vont probablement pas plus respecter les accords de Paris que les États-Unis. Mais la communication larmoyante fait oublier les renoncements de demain. Aussi consensuels qu’hypocrites, les discours en faveur de la transition écologique continueront de se succéder sans qu’aucune grande puissance n’ait véritablement l’intention de renoncer au développement de son industrie ou son secteur énergétique.

Justement, puisqu’il s’agit de démystifier, de sortir de l’insupportable et ô combien nuisible langue de bois qui semble être devenue la seule langue connue des hommes politiques, la position du Congrès républicain au sujet du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) mérite une mention spéciale.

Dans une lettre adressée au CIRC en novembre, Lamar Smith, représentant de l’House Science, Space AMD Technology Committee, soulevait des préoccupations au sujet de la décision de l’organisme de l’OMS de classer le glyphosate comme « probablement cancérogène » pour l’homme. Un avis qu’aucune autre agence internationale ne partage. En effet, les études menées par l’EPA (encore elle !), l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et même une commission commune à l’OMS et la FAO, ont toutes conclu à l’innocuité du glyphosate pour la santé humaine.

Car les Français l’ignorent peut-être, mais dans le champ scientifique, l’aspect inoffensif du glyphosate ne fait plus de doute.

Les élucubrations du CIRC

Isolé et amèrement critiqué par la communauté scientifique internationale, le CIRC a pourtant bénéficié de généreuses contributions du gouvernement fédéral américain depuis des années. Plus de 48 millions de dollars depuis 1985, selon les législateurs républicains. Cela, alors même que le processus scientifique du CIRC « ne fournit aucun contexte ou explication sur la façon dont le glyphosate causerait » les effets que l’organisme est manifestement le seul à avoir repéré, comme l’a fait remarquer Timothy Pastoor, PDG de Pastoor Science Communications.

Malgré les critiques et les suspicions qui entourent le travail du CIRC (qui a déjà classé comme cancérogènes des substances telles que le saucisson, le café ou la viande rouge), les voix capables de briser l’omerta et remettre en cause ces conclusions restent rares.

Au nom de quoi un organisme plus militant que scientifique, à la méthodologie douteuse, devrait-il continuer de bénéficier de la bénédiction des autorités américaines ? Donald Trump et ses troupes au Congrès ont été bien inspirés de mettre fin au blanc-seing dont profitait le CIRC jusque là.

Comme à son habitude, l’hôte de la Maison-Blanche ne prend pas de pincettes et dit tout haut ce qu’il se murmure dans les lieux de pouvoirs. Une posture qui suscite l’hystérie des médias et qui bouscule les rentiers de l’écologie et du lobby vert.

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