Agression contre les enseignants : la justice ouvrirait-elle les yeux ?

Rédigé par notre équipe le 25 mars 2018.

Feu de paille ou véritable prise de conscience ? Un tribunal a condamné il y a deux semaines une mère qui avait violemment agressé une enseignante. Rouée de coups pour avoir soi-disant giflée la fille de l’agresseur, l’enseignante a finalement vu la justice sévir comme il se doit. Condamnée à un an de prison, l’indigne mère de famille aura le temps de réfléchir à sa bêtise crasse. Encore une qui aurait mieux fait d’étudier un peu plus à l’école et de ne pas sécher les cours d’éducation civique.  

Le 22 mars 2017, un père de famille vient récupérer sa fille à la sortie de l’école et accuse la directrice de l’établissement d’avoir frappé sa fille après avoir constaté une éraflure sur l’une de ses joues. Il est vrai que dans les écoles, les bleus et autres bobos sont régulièrement causés par des enseignants qui ont la fâcheuse tendance à lever la main sur leurs élèves… Cette scène aurait dû en rester là, mais il faut croire que dans la famille, le père est le moins allumé du cigare…

Une mère-poule au bec trop dur ?

Le lendemain, c’est au tour de la mère de récupérer sa fille et devant plusieurs dizaines de témoins dont des enfants, elle commet l’irréparable. Le temps n’est plus aux accusations fallacieuses, mais à une pluie de coups qui ne prend fin que grâce à l’intervention d’un parent d’élève. Sommée de répondre de son agression devant la justice, cette mère de cinq enfants qui n’a que 28 ans, continue de se justifier. Selon elle, sa fille a été frappée et elle se devait de répondre par une violence redoublée. Claque imaginaire sur sa fille contre agression sauvage qui n’aurait pris fin que par la mort de sa victime si personne ne l’avait arrêtée ?

Il est inquiétant de voir ce genre d’individus éduquer cinq enfants. Le père en tient déjà une couche, mais la mère est particulièrement atteinte. Elle a le toupet de poser plainte contre l’enseignante qui l’aurait attaquée. Les nombreux témoins ont tous démenti la version de la mère de famille qui n’a pourtant pas souhaité revenir sur ses déclarations et s’approcher de la vérité. Excédé par une telle stupidité, le président du Tribunal lui rappelle alors : « Votre fille a dit devant le médecin qu’elle a menti, il serait temps d’arrêter de l’instrumentaliser. Il faut être sérieux ! Tous les témoins contestent ce que vous dites. »

Résultat des courses, la mère à la main leste et aux insultes faciles a récolté un an de prison dont six mois ferme. Les enfants sont désormais scolarisés dans une autre école (les enseignants de cet établissement sont prévenus) et la directrice agressée vit dans la peur, car la famille continue de vivre dans le quartier et nul ne peut dire ce qui se trame dans leurs cerveaux. Au moins, l’agresseur est sous les verrous pendant quelques mois et n’aura pas le loisir d’éduquer ses enfants comme elle l’entend.

Si la justice a finalement mis un terme (provisoire) à la violence d’une famille, combien d’autres continuent d’insulter et d’agresser des enseignants qui ont pour seul tort de faire leur travail ? Tout est désormais permis dans une société sans repaire et si la justice ne reprend pas la main tout de suite, c’est toute l’école qui est condamnée. Le temps presse.

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