La bataille des institutions est lancée

Rédigé par notre équipe le 08 avril 2018.

Le Gouvernement a présenté « les grandes lignes » de sa réforme constitutionnelle. Les propositions s’enchaînent avec pour point de mire une démagogie bien dangereuse pour la démocratie. Car derrière deux mesures phares – et plutôt populaires – relatives au Parlement, bien des loups guettent nos institutions. Elles ont survécu aux pires présidents, mais ne seront certainement plus à la hauteur d’une attaque en règle d’un fauve élevé au libéralisme.  

« Je serai le garant du bon fonctionnement de nos institution ». Marquée noir sur blanc dans son programme de campagne, cette défense macronienne des institutions cachait en fait une refonte. Les Français ne feraient plus confiances en des institutions créées il y a soixante ans par un vieux général aux idées d’un autre siècle… Si la confiance a été rompue il y a bien longtemps, c’est en raison des mensonges, compromissions, comportements malsains et absence de résultats d’une bonne partie de la classe politique. La solution trouvée par Macron : diminuer le nombre de parlementaires… C’est un peu court jeune homme !

Moins de parlementaires pour une démocratie plus forte ?

Le Parlement est au cœur de la réforme proposée par le nouveau pouvoir. Fini les députés et sénateurs qui dorment sur les bancs feutrés de l’hémicycle, il faut se mettre au travail ! Alors la solution n’est pas de sanctionner les parlementaires fantômes, mais de réduire le nombre d’élus pour qu’il y ait autant de travail à se répartir entre moins de loustics. Ainsi, l’exécutif vise 30 % de parlementaires en moins, ce qui abaisserait le nombre de députés à 404 et celui de sénateurs à 244 (contre 577 et 348 actuellement). Pourquoi pas, mais encore faut-il avoir des élus à la hauteur des enjeux… Avec des énergumènes comme Bruno Bonnell, toutes les réformes sont vouées à l’échec…

Si les parlementaires doivent être moins nombreux, 15 % pourraient désormais être élus à la proportionnelle. La nécessité de réintroduire la proportionnelle est criant, mais ce chiffre de 15 % laisse songeur. Si ne pas entrer dans un système ingouvernable à l’italienne est entendu, jeter 15 % aux « petits partis » équivaut à donner un hochet et laisser l’impression que la représentation nationale n’a jamais été aussi démocratique. Le FN – premier parti de France – est donc condamné à obtenir moins de 15 % des sièges au Parlement. Une démocratie qui reste peu représentative…

L’idée de limiter le nombre d’amendements a été abandonnée, mais la simple formulation de cette dernière montre bien que la démocratie est secondaire. En ce qui concerne l’Etat (de droit), lui aussi est bien menacé puisque une référence explicite à la Corse dans la Constitution a été décidée. Le Premier ministre justifie l’injustifiable ainsi : « trouvera sa place dans notre Constitution ce qui permettra d’adapter les lois de la République aux spécificités insulaires et sous le contrôle du Parlement ». Une île vaut des lois spéciales, mais n’y a-t-il qu’une île en France ? Absolument pas d’autant que selon Macron la Guyane est une île. Alors pourquoi pas de mention de la Guyane, La Réunion, etc ? Peut-être parce qu’il n’y a pas d’indépendantistes qui terrorisent les marionnettes qui nous gouvernent… Et le pire est que les journalistes se réjouissent de la fermeté du gouvernement dans cette affaire. L’unité française est gravement remise en question, mais on se congratule.

Ce Gouvernement est comme les précédents. Fort avec les faibles et faible les forts. Les institutions auront beau être toilettées, avec des élus aussi médiocres et peu concernés par le sort de la France, la descente s’annonce encore brutale.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Le-civilisateur dit :

    Tout ce que raconte MACRON c’est du vent.

    Il n’ouvre sa bouche que pour protéger les intérêts des acteurs des grandes places boursières.

    Rien de valable n’est sortie de la bouche d’un politicien français depuis 60 ans.

    C’est que de l’ enfumage…

    Les astrophysiciens scrutent le ciel à la recherche du vide absolu.

    Ils feraient mieux de tourner leur télescopes du côté de l’Elysée et de l’assemblée nationale.

    Le néant ! Pour le peuple.

    Voilà qui résume parfaitement ce que sont nos représentants pour la population française.

    Ce sont des agents toxiques payés pour neutralisé le peuple.

    WAKE UP !!!

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