Opération reconquête Acte II : rien de nouveau sous le Plenel

Rédigé par notre équipe le 16 avril 2018.

Emmanuel Macron a conclu une semaine très chargée par une interview interminable menée par les journalistes Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Les rédactions de BFM et de Mediapart n’arrêtaient pas de communiquer sur une interview décapante qui ne laisserait aucun répit au président. Le résultat est bien maigre, car au bout de 2h40 d’interview, les réponses sibyllines de Macron ont mis en sourdine les questions faussement indélicates des deux compères. Les Français, eux, n’ont rien appris.    

On allait voir ce qu’on allait voir ! Après l’interview facile sur TF1 où il fallait répéter à la France rurale qu’on pensait à elle, Macron avait opté pour l’interview politique plus risquée avec deux journalistes « réputés » pour leur ton accrocheur et leurs questions impertinentes. Le président en mal de confiance devait ainsi montrer en l’espace de quatre jours qu’il sait parler à tous les Français et répondre à toutes les interrogations. Malheureusement, quel que soit le style adopté et l’endroit où se déroule l’interview, le résultat laisse à désirer.

Le ton monte (un peu), la présidence reste au ras des pâquerettes

Après la classe d’école, c’est le théâtre national de Chaillot qui a accueilli la nouvelle interview présentielle. Un lieu parfaitement choisi pour une scène de théâtre qui soulève peu d’enthousiasme, malgré les nombreuses répétitions. Brigitte veillait-elle en coulisses comme aux premiers temps ? La scène du président sûr de lui face aux deux journalistes irrévérencieux et non cravatés est de pauvre facture. Quand on a rien à dire et juste des choix à vanter, cela n’est pas surprenant. Le seul coup de maître est de réussir à parler pendant près de 2h40 quand on n’a rien à annoncer…

Premier sujet abordé en raison de l’actualité chaude, la Syrie a été l’occasion pour Emmanuel Macron de prouver son savoir-faire dans la destruction. Les frappes françaises (avec des bombes US ?), américaines et britanniques contre des complexes où seraient produites des armes chimiques ont été couronnées de succès. Il faudra croire sur parole le président. Il y a des preuves partout, mais aucune n’est donnée. Prendra-t-on le temps de rejouer le sketch de la fiole d’anthrax au Conseil de l’ONU ?

Aucune réponse satisfaisante pour la guerre contre la Syrie et encore moins sur les sujets plus nationaux et a priori moins sensibles. Pourtant un principe demeure : il faut croire Macron sur parole ! Ça tombe à pic vu qu’il « fait ce qu’il dit » (toujours selon lui bien évidemment). La SNCF et sa privatisation qui ne dit pas son nom constituent un exemple de choix. Selon Jupiter, il n’y a aucun risque de voir l’entreprise privatisée. La preuve, l’Etat va « reprendre progressivement la dette » de l’entreprise. Une entreprise à vendre, c’est comme un appartement. Il faut cacher les défauts pour une vente au meilleur prix…

Comme avec Pernaut, Macron a eu le culot de dresser des louanges aux retraités qui devront se nourrir des paroles présidentielles à défaut de pouvoir faire leurs courses. Auront-ils aussi le privilège de participer contre le gré à une seconde journée de solidarité pour financer l’accompagnement des personnes handicapées et âgées ? Peut-être, car dans l’univers jupitérien, les pauvres doivent s’aider eux-mêmes.

Tous les pauvres ? Non ! Car il existe une exception notable appelée le migrant. Le président a prévenu, la vague migratoire est « un phénomène qui va durer ». Le discours est ferme sur l’immigration irrégulière, mais comme depuis trente ans, les actes sont d’une mollesse coupable. Le robinet d’eau tiède vaut pour l’Islam en France.

Décidément, ce fut une soirée (et une semaine) bien longue. Les commentateurs retiennent avec joie la forme plus punchy de cette interview alors qu’ils devraient se lamenter du manque de fond. Deux journalistes dits sérieux et un président génial se retrouvent dans une même pièce sans la moindre lueur d’intelligence et de début de solution pour les Français. Un échec sur toute la ligne.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. Bluesun dit :

    Une classe d’école, puis le théâtre national de Chaillot, qui fait étrangement penser à la folle (de Chaillot) :

    Qui apparaît aujourd’hui comme une pièce prophétique :
    « Ce qu’on fait avec du pétrole. De la misère. De la guerre. De la laideur. Un monde misérable. »

    Macron : Les pauvres doivent s’aider eux mêmes. Il a prévenu « quelque soit l’argent que l’on gagne on a jamais l’impression d’être aisé » (Macron par t-il pour lui ?)

    Il est vrai qu’à 26.000€ mensuel rien que pour le maquillage, il ne faut pas être très aisé… Il faut ponctionner encore plus les retraités, quand les actifs devront finir par travailler à l’œil pour cause de solidarité.

    Macron chez Pernaut a dit :

    Je suis le Président de tous les français. Les riches n’ont pas besoin de Président, ils se débrouillent très bien tout seuls.

    Macron dit merci aux retraités, il est vrai que les retraités ont voté pour Macron.
    Pour le reste les retraités perdent 18% de pouvoir d’achat depuis que les retraites sont gelées.

    Concernant la Syrie il parle de monde cahotique, il y a des inquiétudes, elles sont légitimes et je les entends (là on dirait du Hollande).

    Macron parle de libérer, protéger et unir :
    Libérer = aller vite
    Protéger = l’école, l’intelligence dans l’artificiel..

    Mazette, tout un programme…

    Ce qui va être très long, ce sont les quatre années de destruction-construction à venir.

    Le pire de la chose, c’est que Macron est capable d’effectuer un second mandat…car bien souvent, les problèmes du monde visible naissent dans l’invisible…

    Et Macron est doté de la poudre de perlimpinpin….

    (Quand même, ne pas oublier que la CSG selon Juppé n’était que provisoire, car une fois le trou de la sécu bouché, plus de CSG à payer).
    Est arrivé le CRDS, (dont plus personne ne parle)…

    Quant à la CSG, le provisoire est devenu définitif, et en plus ça augmente sans arrêt.

  2. Le-civilisateur dit :

    Macron dit qu’il va supprimé la taxe d’habitation.

    Il va surtout continuer le travail entrepris par son copain Sarkozy.

    C’est à dire…

    Suppression de postes dans la fonction publique.

    C’est à dire…

    Qu’il supprime des postes de la fonction publique, oui !

    Mais lesquels ?

    J’explique …

    Le gouvernement réduit considérablement ou supprime simplement, peu à peu, tout les services de la fonction publique qui aide réellement le peuple.

    De ce fait…

    Il réduit aussi le nombre de salariés au sein de la fonction publique, vu qu’il ne remplace pas les départs en retraite.

    Donc…

    Le gouvernement fait d’une pierre trois coups.

    Il assèche le peuple, en faisant trimer les fonctionnaires comme des boeux, et prétend travailler durement sur la réduction des dépenses…

    Jolie tour de passe-passe.

    Pour qui est de la taxe d’habitation.

    Encore un tour de passe-passe…

    Sûr que la SCG est plus intéressante que la taxe d’habitation vu quelle regroupe quatres taxes.

    Et donc quelle touche tous les citoyens de plus 18 ans…
    Il suffira donc d’augmenter gentiment la CSG, pour remplacer peu à peu la taxe d’habitation, pour ensuite engrangé beaucoup plus de profits pour pouvoir continuer d’assurer la somme des salaires astronomiques de la totalité des élus et hauts fonctionnaires de France.

    Tout en continuant à pointer du doigt les chômeurs, les fraudeurs en tout genre, les travailleurs non déclarés, etc etc…

    Pour résumer :

    La taxe d’habitation n’est pas supprimée au non de l’équité comme veut nous le faire croire Macron.

    Mais bien pour des raisons pratiques et lucratives.

    En effet…

    La taxe d’habitation est souvent payé avec du retard.
    Et ne concerne en réalité qu’une ou deux personnes dans foyer.

    Tandis que personne ne pourra échapper aux tentacules de ma CSG, ni à ses augmentation….

  3. Le-civilisateur dit :

    Avant son mandat,

    Macron nous avait exposé un projet visant à redécouper la France avec parcimonie pour une meilleure gestion et générer moins de dépenses, vu que cette découpe allait de paire avec celle des trop nombreux élus, idée qui n’est pas de lui mais qu’il disait vouloir mener à bien.

    Mais quand est-il réellement ?

    Le projet semble gelé…

    Le.gouvernement et les médias n’en parle plus.

    Mais que ce passe t-il ?

    Le grand nettoyage au sein des communes n’aura finalement pas lieux ?

    Les nombreux emplois d’élus fictifs ou au mieux, à la limite de l’emploi fictifs ont encore de beaux jours devant eux ?

    Il semblerait, effectivement …

    Car Macron préfère ce concentrer sur la populace.

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