Educateurs de rue : un concept étranger au bon sens

Rédigé par notre équipe le 24 avril 2018.

Ce mardi, Le Monde a publié un article intitulé « A Toulouse les éducateurs ont déserté les rues ». Un long papier qui revient sur les violences générées par jeunes de cités sensibles qui prennent un malin plaisir à faire de la chasse au flic et à détruire tout ce qui pourrait ressembler à la présence d’un Etat de droit. On y déplore « l’absence d’éducateurs de rue sur le terrain ». Quand les journalistes font semblant de ne pas voir les vrais problèmes, ils se donnent beaucoup de mal !

La délinquance et même la radicalisation ont longtemps été considérées comme un non problème par la gauche. Ces déviances ne seraient que des cris d’alarme lancés par des jeunes sans espoir et sans avenir face à une méchante société qui les rejette. Le discours a longtemps prévalu, mais tend peu à peu à être trop dépassé pour couvrir encore tous les malfaisants qui rendent la vie de millions de gens impossible.

Démission à tous les niveaux

Longtemps aussi, on a cru bon devoir mettre dans les rues des éducateurs chargés de ramener la paix sociale ou plus exactement éviter que la guerre ne s’installe de manière trop visible. Les jeunes désoeuvrés avaient alors un grand frère avec lequel partager leurs rancœurs et jouer au foot dans des installations sportives dégradés (forcément, elles sont le signe d’une force étrangère aux lois de la cité). Aujourd’hui, Le Monde nous explique benoitement que la violence explose dans le quartier du Mirail, car les éducateurs ont disparu des rues.

La baisse des budgets a amené à un recentrage des priorités et ces emplois aidés tendent à se raréfier. Une raison pour embraser des cités entières ? Le gaucho classique répondra que oui. Le citoyen un peu plus éclairé se demandera à quel degré de chaos nous sommes tombés pour avoir l’idée (et le besoin ?) de créer des postes d’ « éducateurs de rue ». Un éducateur est censé donné une éducation. Il s’agit, dans une société normale, des parents. Ils sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ils fixent les limitent, font la distinction entre le bien et le mal et punissent lorsque cela est nécessaire.

Autant dire que le portrait robot de ces parents types se fait de plus en plus rare dans certains quartiers. Les parents ont démissionné de leur rôle avant d’avoir même essayé et cachent leur abandon derrière les difficultés quotidiennes et la dure loi de la cité. Des excuses facilement trouvées et des générations perdues qui font régner leurs lois sur des territoires de plus en plus larges.

Les parents sont en dehors du récit et c’est ainsi que l’école est passé du lieu où l’on instruit au lieu où l’on éduque. Combien de professeurs passent plus de temps à faire la police en classe plutôt qu’à faire un cours avec une leçon et des exercices ? Ils sont des milliers. Les violences à l’école ont explosé elles aussi (logique) et le niveau baisse dans des proportions semblables. Des établissements scolaires entiers ne sont plus que des garderies où la peur saisit le plus grand nombre.

Faute de pouvoir même éduquer à l’école, c’est donc dans la rue que l’Etat et les collectivités locales ont mis des « éducateurs ». Un métier aux contours bien flous qui consistent souvent à copiner avec des individus irrécupérables dans l’espoir qu’ils n’aillent pas trop loin ou de manière trop visible dans la délinquance et la prise d’otages de quartiers entiers. Une fois les « éducateurs » moins nombreux (ou absents pour reprendre la terminologie du Monde), les délinquants estiment avoir le droit de casser ce qu’il reste de leur environnement. Ça brûle, ça deale, ça vole et sa chasse le flic avec une énergie folle. Une énergie qui est toujours absente lorsqu’il faut trouver un travail respectable ou poursuivre des études qui ne soient pas risibles.

Bref, faute d’avoir su préserver des éducateurs dans les sphères normales de socialisation, on les a mis dans la rue. Un lieu de passage où rien ne reste sauf les traces infligées par des petites frappes en mal d’éducation et de repères sains. Les journalistes ne voient même pas la grossièreté de leurs réflexions et la bêtise de leurs discours. La présence de Français moyens dans les salles de rédaction, chargés de raconter la vraie vie aux journalistes, pourrait peut-être les éduquer un peu. Rêvons !

Déjà une remarque sur cet article

  1. Le-civilisateur dit :

    Alors je vais essayer d’être très clair …

    Les fameux éducateurs sont des emplois fictifs !

    Je parle en connaissance de cause car j’en ai connu bon nombre.

    La plupart pour ne pas dire tous, pointaient à la mairie puis retournaient dormir chez eux…

    Certains sont des caïds et surveillent de près leurs activités, auprès des jeunes qu’ils «encadre».

    Nous avons dépenser des millions d’euro pour de la M…..

    Ces parasites , avec l’aide des localités en on bien profité.

    Et ils continuent…

    Souvenez-vous que ces «emplois ont été créés à l’époque pour gonfler et truquer les chiffres du chômage.

    Alors je vous le confirme, éducateur c’est un emploi fictif.

    Une énorme connerie à la française de plus.

    peut-être même la quintessence de l’inutilité de la gauche française.

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