Quand Pôle-Emploi propose des formations bidons

Rédigé par notre équipe le 04 mai 2018.

La pratique est bien connue et abondement utilisée par tous les gouvernements. Pour faire sortir rapidement des milliers de chômeurs des statistiques, rien de mieux qu’une formation. Un chômeur formé, c’est un chômeur de moins donc les plans gouvernementaux y vont franchement quitte à proposer n’importe quoi. Deux demandeurs d’emploi ont dû faire appel à la justice après une formation en cuisine où ils ont passé leur temps à recopier des recettes. Le retour vers l’emploi risque d’être long !

Macron a prévenu, les demandeurs d’emploi qui sont trop exigeants sont condamnés à quitter Pôle-Emploi rapidement. Il faut de la flexibilité, savoir se rendre disponible, changer de compétences en un éclair et remercier Jupiter de pouvoir travailler dans un domaine étranger à 150 kilomètres de chez soi pour un smic. Et pour ceux qui râlent encore, il n’y a qu’à voir le soin avec lequel Pôle-Emploi sélectionne les formations proposées.

Stage recopiage de recettes !

Deux chômeurs de la région parisienne ont eu la chance de décrocher une formation en cuisine longue de six mois. Avec un tel soutien on pourrait commencer à croire aux discours relatifs à la reconversion professionnelle et à l’engagement réel de l’Etat envers les chômeurs. Mais les deux « chanceux » ont bien vite déchanté. Besoin d’un tablier et d’huile de coude ? Pas du tout ! Il fallait juste de la patience et peut-être une bonne dose de désespoir pour suivre jusqu’au bout une formation indigne.

Les deux chômeurs se sont retrouvés à recopier des recettes de cuisine du matin au soir et à devoir s’extasier devant des intervenants « formés aux métiers de serveur et non de cuisinier ». Autant le dire d’emblée, après six mois de formation, le cassage d’œuf et le découpage de betterave n’en étaient qu’au stade théorique. Dégoûtés par tant de mépris, les deux « formés » ont décidé d’attaquer Pôle-Emploi en justice pour formation bidon.

Le tribunal administratif de Montreuil rendra son jugement à la mi-mai et déterminera si les deux victimes sont en droit de toucher 50 000 euros chacune de dommages et intérêts. Méritent-ils une telle somme pour s’être fait rouler dans la farine au lieu d’avoir de la farine plein les mains ? Pas sûr, mais de tels dédommagements feraient réfléchir les pontes de Pôle-Emploi avant de proposer des formations qui ne sont même pas vérifiées en amont. La preuve est qu’une fois le pot aux roses découvert, une mise en demeure a été envoyée à l’organisme en charge de ladite formation.

Il est temps que Pôle-Emploi sorte de la politique du chiffre et refuse au pouvoir politique le droit de faire tout et surtout n’importe quoi pour nettoyer les chiffres du chômage. Les demandeurs d’emploi représentent un coût énorme pour les finances publiques. Mais quid des formations bidons payées elles aussi avec l’argent des contribuables ? Quid des salaires des génies qui osent proposer ce genre de choses ? Quid des politiques qui détruisent l’emploi en France et qui regrettent l’absence de flexibilité des travailleurs ?

Un peu de décence n’a jamais fait de mal. Existe-t-il peut-être une formation pour s’en procurer. Nul doute que si cette dernière était obligatoire pour ceux qui en manquent, le Gouvernement serait bien représenté.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Le-civilisateur dit :

    Excepté les salaires des politiciens et les bénéficiaires du « nouvel ordre mondial ».

    Tout le reste est factice.

    Aller donc faire une enquête sur les centres de formations tel que l’AFPA par exemple.

    Il acceptent absolument n’importe qui dans ces centres de formations, ils les remplissent avec n’importe qui ou plus plutôt n’importe quoi…

    Il y a deux sortes de parasites qui pourrissent la France.

    Les gros et les petits.

    Les gros ont les trouve à l’assemblée nationale et à Bruxelles.

    Les gros sont bien pires que les petits, car ils prennent bien plus. Et ils ouvrent les robinets aux petits.

    Ce pays est un véritable bordel.

  2. Bluesun dit :

    Attaquer pôle emploi pour formation bidon, est une très bonne idée.

    Pôle emploi étant l’Etat, c’est alors retour à l’envoyeur DESTRUCTEUR.

    L’Etat détruit l’emploi, pôle emploi doit retrouver l’emploi qui joue l’arlésienne. (le serpent se mord la queue).
    Reste les formations qui ne servent à rien, puisque la volonté est à la destruction de tout ce qui faisait la France et sa fierté.

    Pôle emploi, doit justifier ce pourquoi il existe, et les agents de pôle emploi doivent justifier leur salaire.
    Rien de nouveau sous le ciel de la DESTRUCTION, radiations faciles, formations faciles, et quand l’emploi se fait de plus en plus rares les agents se transforment en pisteurs de chômeurs histoire de trouver le  » fainéant fraudeur ». Mais toujours aucun emploi adéquat à proposer.

    Au regard de cet article un changement tout de même, la longueur du stage « 6 mois », tout ce temps pour toujours aboutir à rien. Ces deux là sauront recopier des recettes. Pas dit que ça nourrisse son homme. (En même tant, pour aboutir au salaire universel, c’est sans doute suffisant?)

    Macron locataire de l’Elysée, a sous ses fesses un avion pour ses déplacements. Les chômeurs devraient prendre l’avion de la France pour se rendre à leur emploi.

    Puisqu’il est aisé à Macron de donner des ordres « faciles », il devrait être aisé aux chômeurs de se déplacer tout aussi facilement que Macron.

    L’avion de la France, n’est-il pas aussi leur avion ?

    Dans le genre stages bidons, en 1994, la formation à la mode était le télétravail. A l’époque encore des entreprises dont l’intérêt n’était pas au télétravail. Mais deux mois de formation à remplir des lignes sur les avantages, et les inconvénients de ce nouvel emploi.

    Télétravail, Truc dont on reparle de nos jours. Sans doute à présent une possibilité d’ouverture ?

    Manque de chance, le jeu de DESTRUCTION est en marche depuis 1981.

    Une chose est certaine, la poudre de perlimpinpin a fait des miracles concernant la propulsion de Macron. Mais Macron, ne fera pas de miracles concernant le retour à l’emploi.

    Macron l’a dit lui même : « c’est le jeu de DESTRUCTION CONSTRUCTION »

    En revanche avec Macron, malgré la multiplication des fermetures d’entreprises, c’est le chiffre du chômage qui est en baisse….

    Sous le ciel de Macron, tout comme celui d’Hollande, rien ne change, « tout va bien »….

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