Mort de l’écrivain portugais José Saramago

L’écrivain et Prix Nobel portugais José Saramago est mort à l’âge de 87 ans sur l’île espagnole de Lanzarote (Canaries), où il vivait depuis 1993 avec son épouse, la journaliste Pilar del Rio. Né le 16 novembre 1922 à Azinhaga (Portugal), José de Sousa Saramago est le seul Portugais décoré du grand-collier de l’ordre de Sant’Iago de l’Epée et reste à ce jour l’unique auteur lusophone à avoir reçu le prix Nobel de littérature, en 1998.

En soixante ans, José Saramago a publié une trentaine d’œuvres, des romans mais aussi de la poésie, des essais et des pièces de théâtre. C’est en 1947 qu’il publie son premier roman, Terre de péché. Il attendra dix-neuf ans pour publier son deuxième livre, un recueil de Poèmes possibles. Entre-temps, il travaille dans l’administration ou des maisons d’édition et collabore à plusieurs journaux. Son deuxième roman, Manuel de peinture et de calligraphie, paraît en 1977. Mais ce n’est qu’en 1982, alors qu’il a 60 ans, qu’il accède à la notoriété avec Le Dieu manchot, roman d’amour situé au XVIIIe siècle.

Son œuvre, historique et allégorique, fait plusieurs fois scandale. En 1992, dans L’Evangile selon Jésus-Christ, il dépeint le Christ, pendant sa virginité avec Marie-Madeleine, utilisé par Dieu pour étendre sa domination sur le monde. Son livre fait polémique au Portugal, l’auteur part alors s’installer aux Canaries. En août 2009, il publie Caïn, qui raconte de manière ironique le récit biblique de l’assassinat d’Abel par son frère Caïn. Lors de la présentation de son livre, Saramago crée à nouveau la polémique en qualifiant la Bible de “manuel de mauvaises mœurs”.

Homme de gauche, José Saramago était membre du Parti communiste portugais depuis 1969 et prit part à la “révolution des œillets” du 25 avril 1974 qui mit fin à la dictature salazariste. Il n’a jamais dissimulé sa défiance face à la construction européenne, dont il déplorait les dérives libérales. Fortement engagé dans le mouvement altermondialiste, il avait participé aux forums sociaux mondiaux et était l’un des signataires du Manifeste de Porto Alegre. José Saramago fut candidat aux élections européennes de 2009.

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