Et le ministre-lavette du jour est… Eric Woerth

Rédigé par notre équipe le 21 juin 2010.

Eric Woerth s’est couché pour satisfaire la meute de journaleux qui demandait son scalp. Il est allé bien gentiment prier sa femme de changer de boulot pour sauver sa carrière minsitérielle… Minable… Et sans doute inutile.

Quand est-ce que les politiques comprendront que plus ils s’agenouillent devant les diktats démago des médias, plus ces derniers sont tentés d’aller loin et de pourir un peu plus l’atmosphère au nom de la sacro-sainte liberté d’informer.

Comme des bons curés de l’Ancien Régime, les éditorialistes prêchent la morale à longueur de journée sans se soucier de souiller la démocratie. Sans se soucier non plus d’appliquer à eux mêmes ces principes qu’ils professent.

Mais revenons à notre histoire. Eric Woerth est mis en cause  sur l’enregistrement d’une écoute illégale par l’héritière de L’Oréal, Liliane Bettencourt, une vieille dame sénile. Le hic, c’est que l’épouse d’Eric Woerth est employée dans une holding gérant en partie la fortune de la famille Bettencourt.

Les faits s’arrêtent là ! La gauche a eu beau jeu de jouer aux vierges effarouchées. A demander la démission du ministre du Travail à l’heure du débat sur la réforme des retraites. Les médias se sont faits un malin plaisir à ergoter autour de ce faisceau de pas grand-chose qui suffit toutefois à affaiblir un ministre.

Et c’est bien cela qui compte. Vendre du papier et monter un scandale de bric et de broc pour flatter les plus bas instincts du lecteur…

Tout ça ne justifie pas pour autant l’attitude d’Eric Woerth. Pour un homme d’action, il manque de courage. A moins qu’il ait reçu ses consignes de plus haut, il eut mieux valu qu’il dise une fois pour toute aux fouilles-merdes d’aller chercher des sujets plus dignes. Hélas, comme la quasi-totalité de notre personnel politique, Eric Woerth est tétanisé par le jugement médiatique. Incapable de faire la part des choses entre l’écume du quotidien et les véritables valeurs auxquelles s’accrocher.

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