République Solidaire : la droite bonapartiste se rebiffe

Dominique de Villepin a lancé ce week-end son mouvement politique, République Solidaire, comme un candidat à la présidentielle lance son écurie. Si la menace ne semble pas insurmontable pour l’UMP et Nicolas Sarkozy, la démarche de DDV est riche en enseignement pour la droite.

Au grand dam de la Sarkozie, DDV incarne une tendance de fond de la droite française : celle du bonapartisme et du gaullisme. Une droite couillue, populaire et un peu anti-capitaliste. Une droite qu’incarnait bon an mal an jusqu’en 2002 le RPR de feu Jacques Chirac.

Cette droite a toujours existé, elle existera toujours. En 2007, Nicolas Sarkozy a d’ailleurs été élu en la faisant réver : en remettant la volonté politique au coeur du débat, en ne cédant pas à l’angélisme lénifiant diffusé depuis vingt ans par les médias de gauche sur l’insécurité ou l’immigration.

Sarko a déçu cet électorat plus qu’aucun autre. En réalité, il l’a trahi à coup d’ouverture, de mariage people et de réceptions au fouquet’s. Le succès (relatif) de DDV tient à ce désamour et à la “pépérisation” (inévitable ?) de Sarko président.

Pour autant, Sarkozy a un atout auprès de cette droite : elle respecte les chefs. Sarko en est un. Pas Dominique de Villepin, plus orateur que meneur d’hommes. Seulement avant de se redonner à lui, les bonapartistes exigeront des garanties. Le président commence d’ailleurs à en donner en retrouvant un peu de ses élans de 2007.

Les réformes et le mouvement sont indispensables au pays, mais les valeurs doivent en constituer la colonne vertébrale sous peine de s’écrouler.

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