Reconnu fou, l’agresseur de Berlusconi pas jugé

Rédigé par notre équipe le 29 juin 2010.

L’agresseur du Cavaliere ne sera pas jugé. L’homme qui avait lancé en décembre dernier une statuette au visage du président du Conseil italien Silvio Berlusconi a été acquitté mardi par le tribunal de Milan, qui a estimé qu’il n’était pas en état d’être jugé.

La juge a toutefois placé Massimo Tartaglia sous surveillance pendant une année dans l’hôpital psychiatrique, où il séjourne depuis février dernier. L’homme ne peut quitter l’hôpital qu’avec l’autorisation des médecins, et il lui est formellement interdit d’assister à une manifestation pendant un an.

Dents cassées, lèvre fendue, nez fracturé 

Ce jugement considère techniquement le prévenu non coupable de l’agression car l’évaluation psychiatrique a établi qu’il n’était pas capable, au moment de l’agression, de se rendre compte ou de commettre intentionnellement un crime. Le procureur adjoint avait donc requis l’acquittement.

Les avocats de Tartaglia ont affiché leur satisfaction, soulignant que «l’exigence principale était qu’il soit soigné». Le 13 décembre 2009, pendant un meeting électoral de Berlusconi devant la cathédrale de Milan, Massimo Tartaglia s’était approché du chef de gouvernement et lui avait jeté au visage une réplique en résine de l’édifice, vendue comme souvenir aux touristes. Silvio Berlusconi, 73 ans, avait eu deux dents cassées, la lèvre fendue et une fracture au nez. L’image du Cavaliere au visage ensanglanté avait fait le tour du monde.

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