Escalettes, bouc-émissaire idéal du fiasco des bleus

Conséquence directe de l’insondable médiocrité de l’équipe de France en Afrique du Sud, le président de la Fédération française de football, Jean-Pierre Escalettes, a démissionné. Une démission réclamée à corps et à cris depuis plusieurs semaines par tout ce qui écrit et qui pense en France, à commencer par la ministre des Sports Roselyne Bachelot (sans vouloir lui faire l’injure d’imaginer qu’elle pense).

Tout le monde s’imaginait que le facétieux Raymond Domenech serait la cible numéro un des médias après le numéro de cirque proposé sur et en dehors des terrains par ses joueurs. J’imaginais déjà les journalistes piaffant à son retour sur le sol national pour la mise à mort annoncée.

Paradoxalement, l’ire populaire s’est détournée de Raymond Domenech dès la fin du match contre l’Afrique du Sud et les “chasseurs de responsabilité” s’en sont pris à son président Escalettes.

Soudain, ce vénérable grand père a du porter sur ses seules épaules le poids des errements d’une équipe sans inspiration ni génie, mais aussi la responsabilité des comportements de “racailles” millionnaires égocentriques. Autant de paramètres auquel un coach est confronté quotidiennement. Mais un président de fédé ?

La seule erreur imputable à Jean-Pierre Escalettes (et les journalistes ne se privent pas de le répéter), c’est d’avoir reconquis Raymond Domenech à la tête des bleus avec le (déjà) fiasco de l’Euro 2008. Encore faut-il rappeler qu’il ne s’agissait pas d’une décision individuelle et qu’elle a été prise par vote du comité directeur… dans lequel figure certainement le successeur d’Escalettes.

N’oublions pas non plus que Jean-Pierre Escalettes est à la tête de la première (et de loin) fédération sportive de France. Une association qui gère 3 millions de licenciés, dont l’immense majorité sont des amateurs notamment des enfants. Si l’équipe de France est une vitrine de la FFF, sa raison d’être et le gros du travail de Jean-Pierre Escalettes concerne ces millions de passionnés, joueurs ou bénévoles, qui viennent tous les week-ends faire vivre le foot français.

Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. L’équipe de France a failli. Les starlettes bleues ont déshonoré le maillot et notre pays, certes. Mais Jean-Pierre Escalettes fait une victime bien commode pour tout le monde. En premier lieu pour Roselyne Bachelot et Rama Yade, Laurel et Hardy du sport français, qui se sont lancées dans une petite guéguerre autour des bleus au plus mauvais moment.

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