Affaire Woerth : Rocard et Veil sifflent la fin de la récré

Rédigé par notre équipe le 04 juillet 2010.

Enfin un peu de hauteur de vue, presque du bon sens, dans l’affaire qui affole ces derniers jours le microcosme parisien à coup de réflexions démagogiques. Michel Rocard et Simone Veil ont signé une tribune commune (Halte au feu !) dans Le Monde pour appeler à la fin de cette chasse à l’homme moyenâgeuse.

Il est bon de temps en temps que des figures respectées prennent la parole quand la folie s’empare de la classe politique. A vouloir réussir le bon coup de dégommer le ministre du Travail en pleine réforme des retraites, journalistes et leaders de l’opposition en oublient qu’ils sont en train de jeter aux chiens la réputation d’un homme sur la base de rumeurs et de recoupements scabreux.

Une justice médiatique qui fait froid dans le dos et qui pourrait coûter sa place à l’un des ministres les plus sérieux de notre gouvernement.

Rocard et Veil ne disent pas autre chose “Rien n’est plus essentiel que de favoriser le dialogue entre tous ceux qui, de droite, de gauche ou du centre, ont en charge l’intérêt public. Et rien n’est pire que l’anathème lorsqu’il prétend en tenir lieu”.

“Le monde dans lequel nous vivons donne ces temps-ci, de la scène sportive à la scène médiatique, suffisamment d’exemples d’intolérance et d’intempérance pour que les responsables politiques s’abstiennent d’apporter du grain à moudre à la broyeuse populiste. Mesure-t-on bien les effets dévastateurs du spectacle affligeant qui se donne jour après jour devant l’opinion autour de “l’affaire Bettencourt” ? Veut-on définitivement démonétiser une parole politique déjà suffisamment dévalorisée, décriée, diminuée ?”

Tout est résumé dans cette phrase. Sauf que cette “broyeuse populiste” a été lancé depuis la rédaction même de ce journal prétendument respectable qu’est Le Monde, comme nous l’expliquions dans un article précédent.

Pour finir, reprenons un des derniers paragraphes de cette tribune :

“Mais débattre est une chose, vouloir à tout prix abattre l’adversaire en est une autre. Attaquer ad hominem, harasser sans relâche, dénoncer sans preuves, d’un côté comme de l’autre, ce n’est pas servir le débat, c’est desservir la démocratie, l’affaiblir et finalement l’asservir au nom même des principes que l’on croit si bien défendre. C’est porter atteinte à la dignité de la personne, c’est porter un coup à la politique, à la République”.

Déjà 5 remarques sur cet article

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