Affaires : Sarko sabre Blanc et Joyandet… et sauve Woerth

Rédigé par notre équipe le 05 juillet 2010.

On a retrouvé dimanche le Sarko qu’on aime. Un coup d’avance sur l’opinion et les médias ; fin stratège qui mène le bal plutôt qu’il ne le subit. Les “démissions” conjointes (et surprises) de Christian Blanc et Alain Joyandet ont démontré que le président a retrouvé le sens de l’initiative. Un coup de dynamite dont le souffle pourrait éteindre “l’affaire” Woerth !

Deux ministres impliqués dans des scandales où ils auraient abusés de leurs fonctions sacrifiés. De quoi calmer la meute qui s’excite depuis plusieurs semaines autour des “scandales” gouvernementaux et redonner au gouvernement un peu de sérénité.

De quoi surtout mettre en exergue la différence entre ces accusations d’abus de pouvoir d’Ancien Régime (Christian Blanc a fait payer par son ministère pour plus de dix mille euros de cigares, quand Alain Joyandet est soupçonné d’avoir obtenu un permis de construire illicite) et les basses rumeurs et calomnies qui entourent Eric Woerth.

Le distinguo est clair et net. Nicolas Sarkozy ne protège pas ses ministres lorsqu’ils se sont mal comportés. Il les pousse même à une humiliante démission. En revanche, il ne jette pas aux chiens ceux qui sont traînés dans la boue sans la moindre espèce de preuve. Sage discernement de la part d’un Sarko qui semblait à la rue depuis pas mal de temps.

L’approche des présidentielles (dans 18 mois) donnerait-elle une nouvelle vision à Nicolas Sarkozy ? Il est trop tôt pour le dire, mais on ne peut que se réjouir de ces démissions qui sauvent l’honneur du gouvernement tout en mettant en exergue la vacuité de la polémique autour du ministre du Travail.

Jusqu’à preuve du contraire, le conflit d’intérêt rabâché par les journalistes et la gauche n’est qu’une construction mentale. Si tout le monde (politico-médiatique) fait semblant aujourd’hui de le découvrir, très rares sont ceux qui ignoraient l’emploi de la femme d’Eric Woerth. On peut se demander si l’exercice de cet emploi est judicieux (voir compatible) avec des fonctions ministérielles, mais en même temps de quel droit interdire à cette femme de travailler à cause du job de son mari ?

Les journalistes et les politiques d’opposition seraient d’ailleurs bien avisés de ne pas en faire trop sur les questions de conflits d’intérêts, eux dont l’intimité dépasse bien souvent le cadre d’une interview…

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