Pourquoi Sarkozy ne doit pas lâcher Woerth !

Rédigé par notre équipe le 07 juillet 2010.

Gros temps pour la majorité. De jour en jour, savamment entretenue par les journalistes et le PS, la pression s’accentue autour d’Eric Woerth, exécuté sur la foi de ragots sordides par la meute médiatique. Au point de se demander si Nicolas Sarkozy ne sera pas tenté de virer son ministre du Travail pour éteindre l’incendie : ce serait une grave erreur !

Ne nous y trompons pas ! La chasse à l’homme contre Eric Woerth n’a qu’un seul objectif : affaiblir Nicolas Sarkozy. Les socialistes ne s’en cachent qu’à moitié en s’en prenant systématiquement au “système Sarkozy” qu’ils accusent de tous les maux.

Si le président cède à la pression, il n’éteindra aucun incendie. Il donnera au contraire le sentiment qu’Eric Woerth était coupable et accréditera la thèse de l’opposition selon laquelle l’état moral du gouvernement est en déliquescence. C’est exactement ce que souhaitent les mammouths du PS.

Jusqu’au mois dernier, Eric Woerth incarnait pourtant ce qu’il y a de meilleur dans le sarkozysme : dynamisme et imagination associés à une rigueur dont beaucoup d’autres ministres devraient s’inspirer. Son image est aujourd’hui troublée, c’est indéniable. “Calomniez, calomniez : il en restera toujours quelque chose,…“. Il n’est plus en mesure aujourd’hui de représenter la solution de recours pour Matignon envisagée il y a quelques semaines.

Que les médias se soient offerts le scalp de Woerth est indéniable. Que sa crédibilité soit en partie écornée, c’est tout aussi vrai (Beau métier que celui de journalistes quand il s’agit de broyer des réputations en colportant des rumeurs !).

Mais le symbole d’une éjection du ministre du Travail en pleine réforme sur les retraites serait trop lourd de sens pour Sarkozy. Il y a des moments en politiques où il faut savoir jeter du lest (Blanc et Joyandet), mais à d’autres, quand les enjeux deviennent cruciaux, il faut également savoir rester droit dans ses bottes.

Pour ne pas laisser un boulevard aux socialistes évidemment, mais aussi et surtout par éthique. Eric Woerth n’a de toute évidence rien à se reprocher. Le traquenard qui s’est refermé sur lui est indigne du rôle démocratique des médias et de l’opposition.

L’opinion est versatile. Aujourd’hui, shootée d’articles accablants, elle veut la peau du ministre. Dans deux semaines ou un mois, quand les passions se seront dissipées, elle demandera peut être des comptes pour cette chasse aux sorcières moyenâgeuse.

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