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Bien payer les hommes politiques, c’est une nécessité (parfois) !

Rédigé par Notre équipe le 08 juillet 2010.

Les critiques pleuvent sur l’argent donné aux hommes politiques dans le cadre de leurs fonctions, surtout en cette époque de crise pour les ménages qui galèrent en fin de mois. Pourtant, on peut presque regretter que les politiques n’osent pas plus défendre leurs salaires, car contrairement à ce que disent les journalistes et l’opposition, l’argent injecté légalement dans la démocratie peut la préserver…

D’abord un mot sur la retraite des parlementaires. Lorsque vous devenez député ou sénateur, vous devez abandonner votre métier, et à moins de “pantoufler” comme ils disent, à savoir être fonctionnaire et être sûr de retrouver son poste, une fois battu ou lorsque vous décidez de vous-même de quitter la vie publique, il est généralement très compliqué de retrouver un travail. Le médecin qui devient parlementaire a déjà perdu ses patients. Le chef d’entreprise n’a plus d’entreprise ou a perdu sa clientèle. Du coup, le dispositif de “retraite en or” avait été mis en place pour diminuer la proportion de fonctionnaire sur les bancs des hémicycles du Sénat et de l’Assemblée nationale, afin de diminuer le risque à se lancer dans une carrière politique pour les non-fonctionnaires qui doivent tout abandonner pour ca.

Ensuite, un mot sur la mission de Christine Boutin. Cette femme, ex-Ministre et parlementaire pendant plus de 20 ans, touchait comme tous les Français une retraite suite aux activités professionnelles qu’elle a exercées et pour lesquelles elle avait cotisé comme tout le monde. Pendant sa retraite, elle a accepté une mission de la part du Président de la République. Elle était payée autant qu’un haut fonctionnaire, ce qui est normal pour un ancien Ministre. Et elle devait être payé le temps de sa mission, pendant 7 mois. Est-ce anormal ? Probablement pas, surtout si l’on sait qu’avec un tel CV, Christine Boutin aurait facilement pu se reconvertir beaucoup mieux payée dans le privé, ou payé autant mais pendant beaucoup plus longtemps en intégrant le Conseil d’Etat par exemple.

On pourrait aussi parler de l’affaire Jeannette Bougrab, accusée injustement par le Canard Enchainé d’avoir doublé son salaire, alors que le président de la Halde touche un salaire et des indemnités distinctes (donc effectivement, deux virements par mois) mais cela revenait, pour Jeannette Bougrab, lorsqu’elle accepta cette présidence, à accepter une perte de salaire de 15 % par rapport à son précédent emploi au Conseil d’Etat.

Et ces quelques exemples mettent de côté la nécessité de bien payer un homme public : il sera plus difficile à corrompre, ne fera pas la course aux cumuls pour avoir un salaire convenable, pourra y consacrer tout son temps… Et c’est payer normalement la responsabilité qui pèse sur leurs épaules.

La démagogie coute finalement plus cher : en voulant supprimer les voitures avec fonction, on les a remplacé par des abonnements Taxi dans certains ministères… et au final, ca coute plus cher qu’avant. Avant, Sarkozy prenait un avion de la République pour aller en vacances. Maintenant, il paye son billet sur Air-France, mais l’avion du gouvernement suit derrière, à vide, pour rapatrier le président en cas d’urgence.

Le contribuable paye plus pour tuer le symbole.

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