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François Hollande et “l’ambition” (folle) de diriger le pays

Rédigé par notre équipe le 08 juillet 2010.

François Hollande, député de la Corrèze, a affirmé mercredi “porter l’ambition de diriger le pays”. Reste à savoir si les Français partagent cet ambition… Et ne parlons même pas de Martine Aubry, Ségolène Royal ou Dominique Strauss-Kahn ! Une sortie incisive en tout cas pour un François Hollande qui ose pour la première fois franchir le Rubicond et avouer son “désir” de gouverner.

Malheureusement pour lui (et sans vouloir insulter l’avenir, on a vu retournements de tendances plus spectaculaires), on ne voit pas bien ce que le François Hollande de 2010 peut proposer aux Français qui puisse les faire rêver… ou en tout cas espérer.

Malgré ses indéniables qualités et sa supériorité intellectuelle sur la quasi-totalité de ses rivaux de gauche, François Hollande est un homme du passé. Un inlassable ouvrier de cette machine socialiste qui montre aujourd’hui si cruellement ses limites.

Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que François Hollande partage son “terroir” avec Jacques Chirac. Les deux ont usé jusqu’à la corde les mêmes recettes pour durer : chercher le consensus mou coûte que coûte, faire tenir des assemblages de bric et de broc plutôt que de bâtir des matrices idéologiques pertinentes.

Hollande ne serait sans doute pas un mauvais gouvernant, sûrement moins sectaire et manichéen que ses petits camarades du PS, il aurait peut être mérité d’être à la tête d’un grand ministère, voire de Matignon. Mais en 1997. Si Lionel Jospin avait gagné. Les plats du destin ne repassent pas…

Encore que, s’il savait démontrer la même pugnacité que son rival corrézien, la même haine du renoncement, François Hollande pourrait au moins tenter de se mêler sérieusement à la bagarre des primaires socialistes. En sera-t-il capable ? En a-t-il seulement envie ?

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