Retour de flamme pour Mediapart et les médias poubelles

Rédigé par notre équipe le 09 juillet 2010.

Fin de partie pitoyable pour le grand inquisiteur Edwy Plenel ! A tant vouloir faire tomber un “système Sarkozy” dévoyé, en broyant des réputations sur la simple foi de témoignages que l’on sait désormais “romancés”, le patron de Mediapart est le grand perdant de l’affaire Bettencourt.

Outre Eric Woerth, l’occasion était trop belle de se faire la peau de Nicolas Sarkozy. Le scoop romancé de Mediapart aura été l’épilogue ahurissant de trois semaines de rumeurs où les médias n’ont à aucun moment joué leur rôle.

Que des journalistes de Mediapart brodent une histoire sur le financement occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy est très grave. Mais que l’ensemble des groupes de presse français ne parlent depuis trois semaines que d’une “affaire” qui n’est qu’un condensé de rumeurs, il y a là matière à être plus inquiet encore.

A aucun moment un journaliste ne s’est demandé quels étaient les faits qui sous-tendaient la polémique. La réponse est pourtant facile à trouver : aucun.

Dans ce scandale Bettencourt/Woerth, il y a les mensonges de Mediapart : les valises de billet pour financer une campagne électorale. Mais avant cela, il y avait le procès d’intention : Liliane Bettencourt est milliardaire, elle ne paye donc pas ses impôts ; L’épouse d’Eric Woerth est employée dans une société gérant en partie la fortune des Bettencourt, elle était donc au courant de ces évasions fiscales; en fait elle les couvrait donc… elle et son mari de ministre.

Voilà comment on se retrouve après trois semaines de tourbillon médiatique avec la certitude que le ministre du Travail est une crapule. Sur la base de quoi ? Absolument rien !

Les médias se sont crus obligés, jour après jour, de nourrir le monstre de la calomnie et d’aller de plus en plus loin dans la rumeur et les insinuations. Résultat : le chef d’orchestre de la réforme des retraites transformé en vulgaire porteur de valises pour récupérer des liasses de billet.

Enfermés qu’ils étaient dans la spirale de “l’affaire”, cette accumulation kafkaïenne d’éléments hétéroclites a paru crédible à beaucoup de Français. Un temps seulement… L’opinion commence à se retourner contre cet acharnement et ce lynchage politico-médiatique.

On n’entend d’ailleurs plus depuis vingt-quatre heures les roquets socialistes qui s’étaient fait une spécialité de dénoncer les turpitudes et la corruption du gouvernement et du chef de l’État… Sentiraient-ils le vent tourner ?

Quant à Mediapart… Ils ont certes réussi un joli coup de pub, mais à terme leur réputation va pâtir de ce petit morceau d’anthologie de trash-journalisme.

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