Woerth blanchi : les journalistes doivent rendre des comptes

Rédigé par notre équipe le 12 juillet 2010.

Alors qu’un rapport de l’IGF blanchi totalement Eric Woerth, la meute médiatique, qui cherche depuis des semaines à avoir sa peau, doit enfin rendre des comptes ! Expliquer à quel titre le nom du ministre du Travail est traîné dans la boue depuis un mois sur la foi de ragots et de raccourcis ! La presse est aujourd’hui en France le seul pouvoir à ne jamais répondre de ses actes…


Si la palme du trash-journalisme revient incontestablement à Mediapart et à son maître-inquisiteur Edwy Plenel, aucun organe de presse ou presque n’a été à la hauteur du mois de folie que nous venons de vivre.

Du journal Le Monde qui s’est fait le premier l’écho de ces rumeurs et qui a soufflé sur les braises de la polémique, aux radios et télés qui ont fait le choix du sensationnalisme sur celui du bon sens et de la prudence, la presse n’a pas joué le jeu. Attaquer le gouvernement n’est pas le gage ultime d’indépendance et de qualité journalistique lorsque l’on base ses articles sur des racontars et des concours de circonstance.

Pour ce qui est de faits, il a fallu attendre dimanche et les éléments du rapport de l’Inspection générale des finances, pour en avoir quelques uns. Et ils sont très précis. Conclusion : pas l’ombre d’un scandale ou de favoritisme. Eric Woerth n’est jamais intervenu à quelque titre que ce soit dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt. Tant de bruit pour rien…

Il serait désormais temps que les journalistes, si prompts à faire la morale, prennent à leur tour leurs responsabilités et admettent qu’ils se sont trompés dans cette affaire comme dans beaucoup d’autres. Il ne s’agit pas de demander que des têtes sautent dans les rédactions, mais le simple souhait qu’une fois de temps en temps ils reconnaissent leurs erreurs. Qu’ils reconnaissent s’être laissés emballés dans une cabale médiatique qui a vite perdu toute proportion.

Edwy Plenel se grandirait à faire paraître une tribune dans laquelle il reconnaitrait qu’accuser un ministre (déjà condamné par la vox populi sur la base de rumeurs) d’être le porteur de valises d’une campagne présidentielle sur un simple témoignage non vérifié ni vérifiable est une pratique indigne de la mission journalistique qu’il se targue d’exercer.

Mais soyons sérieux, rien de tout cela n’arrivera. La presse demain se justifiera de cette histoire en la mettant sur le dos de Nicolas Sarkozy (cache misère bien pratique ces temps-ci) ou de qui que ce soit. Et quand ils seront à cours d’arguments pour justifier l’injustifiable, ils passeront à autre chose… Un autre scandale, d’autres accusations.

C’est juste un peu dommage que les médias ne se soumettent pas aux standards de cette “excellence démocratique” qu’ils exigent de tout le monde.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Votre nom (requis) dit :

    Non Woerth pas blanchi, mais Woerth mis à l'abri.

    Planquer dans les jupette de Courroye quoi!

    Bec de moule devrat patienté pour prendre sa féssé judiciare en compagnie de sa femme: il sera moins seul.

    Et, hélas pour lui, je ne pense pas qu'il verra un opportun Sarkozy lui éffacer l'ardoise qu'il à servit à son petit Pétain chéri.

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