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Les patrons de PME ont le moral dans les chaussettes

Rédigé par maximus (24actu) le 22 juillet 2010.

Mauvaise nouvelle pour l’économie française. Les petits patrons ne croient pas en la reprise. Pire, une majorité d’entre eux renoncerait à investir à court terme. Quand on connait le poids des PME dans notre économie (90% des entreprises et 2/3 des emplois), il y a de quoi se faire du soucis.


Selon un sondage Ifop pour Fiducial, 72% des patrons de PME sont pessimistes sur la situation de la France. Une morosité en nette augmentation qui doit interpeller le gouvernement.


Les patrons de PME, pourtant soutiens fidèles de Nicolas Sarkozy, sont en train de le lâcher. Ils ne sont plus que 33% à faire confiance aux mesures prises par le gouvernement. Des chiffres qui démontrent parfaitement la nécessité de recadrage du président sur les valeurs qui ont fait son succès.


Plutôt que de draguer l’intelligentsia de gauche, qui de toute façon ne votera jamais pour lui, Nicolas Sarkozy serait bien inspiré de revenir aux fondamentaux de 2007 : valoriser le travail et l’initiative individuelle face au mammouth de la fonction publique et à la religion de l’assistanat, et desserrer l’étreinte fiscale et administrative qui étouffe les entrepreneurs.


La défiance des patrons de PME envers Nicolas Sarkozy est sans doute un peu injuste. Il paye sans doute les pots d’une crise économique mondiale dont se tire pas si mal que ça la France. D’autant plus que selon le même sondage, un certain nombre de voyants sont au vert : la situation financière des PME s’est améliorée ces derniers mois, tout comme l’accès aux crédits. Deux indicateurs encourageants qui pourraient bien annoncer les prémices d’une reprise.


Malgré tout, comment ne pas voir que la dispersion du président a troublé son électorat de base… Entre l’ouverture à la gauche caviar et le cirque que nous proposent la majorité des ministres, difficile de voir clair dans le cap présidentiel… a fortiori en période de crise. Si ce n’est de la rigueur, Nicolas Sarkozy aurait tout à gagner à une cure d’austérité avant 2012.

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