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« C’était un pur malentendu, nous ne savions pas que nous battions la femme d’un haut dirigeant »

Rédigé par VLSZ le 23 juillet 2010.

En Chine, 3 officiers de police de la province du Hubei ont été punis après avoir violenté la femme d'un officiel, à Wuhan. Les trois hommes auraient attaqué la dénommée Chen Yulian à l'entrée de l'immeuble où travaille son mari, en la prenant pour une "pétitionnaire" venue déposer une plainte aux autorités.
En Chine, 3 officiers de police de la province du Hubei ont été punis après avoir violenté la femme d'un officiel, à Wuhan. Les trois hommes auraient attaqué la dénommée Chen Yulian à l'entrée de l'immeuble où travaille son mari, en la prenant pour une "pétitionnaire" venue déposer une plainte aux autorités.
 
 
Les médias chinois rapportent que les attaquants étaient des policiers en civil chargés d'empêcher les pétitionnaires de pénétrer dans le bâtiment. Mme Chen s'apprêtait à s'entretenir avec l'un des collègues de son mari, en charge des pétitions, pour se plaindre de maltraitante médicales ayant entraîné la mort de sa fille.
 
 
Mais après avoir été prise pour une simple pétitionnaire, Mme Chen s'est retrouvée battue pendant un quart d'heure, et s'en est sortie avec quelques blessures. Selon certaines sources, après cet incident, survenu fin juin, elle aurait toujours du mal à marcher.
 
 
Dans les médias chinois, cette affaire a donné lieu à un débat sur le traitement des pétitionnaires. Une phrase prononcée par un officiel a particulièrement ému l'opinion publique, rapporte le South China Morning Post. " Cela était un pur malentendu, a déclaré ce haut gradé de la police locale. Nous ne savions pas que nous battions la femme d'un haut dirigeant"."Cela veut-il dire que la police ne doit pas battre les femmes des dirigeants mais que les autres peuvent être battues?", s'est demandé un internaute dont les propos ont été rapportés par le China Daily.
Dans les grandes villes, et notamment à Pékin, des milliers de pétitionnaires viennent déposer des plaintes contre les abus dont ils sont victimes par les autorités de leurs provinces.
 
 

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