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Charles Pasqua : fin des tracasseries pour un vrai patriote

Rédigé par didoulefou (24actu) le 23 juillet 2010.

 

Charles Pasqua, 83 ans, ancien résistant et ministre de l'Intérieur, voit enfin le bout d'une procédure judiciaire qui ressemblait à de l'acharnement. Innocenté dans la quasi-totalité des dossiers, l'honneur de ce grand patriote est hélas flétrie. Son accent pagnolesque et sa faconde l'ont condamné à l'avance par le tribunal médiatique.

 

La cour de cassation de Paris a confirmé les décisions de la Cour de Justice de la République et exclu la tenue d'un nouveau procès. Après dix ans de procédures et de calomnies, Charles Pasqua ressort largement blanchi.

 

Les médias auront pourtant tout fait pour que les Français ne retiennent de Charles Pasqua que l'image du parrain corse, homme de réseau enfoncé jusqu'au cou dans la magouille. Et pourtant…

 

Charles Pasqua a rejoint la résistance à l'âge de 15 ans ! Il a pris le maquis et les armes pour défendre la France. L'amour de son pays restera le fil rouge de sa carrière politique. Serviteur de l'Etat dévoué à protéger les citoyens des menaces sécuritaires, notamment terroristes, Charles Pasqua a été à deux reprises ministre de l'Intérieur (1986-1988, 1993-1995).

 

A ce titre, il a été confronté à deux vagues d'attentats islamistes sur le sol national. La qualité de ses réseaux et la poigne avec laquelle il a géré ces situations de crise ont permis de démanteler ces réseaux terroristes et de limiter les pertes, notamment humaines.

 

Ses états de service impressionnants ont été ternis depuis une dizaine d'années par une série de procédures judiciaires dans lesquelles il était mis en cause. Des procédures qui comme par hasard ont été lancées peu avant les élections présidentielles de 2002 auxquelles il comptait se présenter.

 

On a voulu faire porter à Charles Pasqua le chapeau de procédures occultes de financement de la vie politique. Alain Juppé ou Henri Emmanuelli avaient avant lui servi de fusibles. Tous trois ont couverts des pratiques qui étaient alors généralisées.

 

Avec son éloquence habituelle, Charles Pasqua s'est félicité de la fin de ses ennuis judiciaires : «Mon innocence est définitivement reconnue dans les volets dits ‘Casino d'Annemasse' et ‘Alstom', après dix ans de manoeuvres qui déshonorent ceux qui en ont été les inspirateurs, comme ceux qui y ont prêté la main»

 

Reste la condamnation à de la prison avec sursis dans l'affaire de la Sofremi. Charles Pasqua ne la digère manifestement pas. Il a décidé de se battre pour défendre son honneur et a annoncé un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme, une démarche douloureuse pour ce souverainiste acharné.

 

"Toute ma vie a été consacrée au service de la France, c'est pourtant la France qui sera condamnée à Strasbourg et cela me meurtrit tout autant", a-t-il conclu.

 

Charles Pasqua reste mis en examen dans le dossier de l'Angolagate. Condamné en première instance, il a fait appel.

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