Drogue : non aux “salles de shoot” de Roselyne Bachelot !

Rédigé par lateigne (24actu) le 28 juillet 2010.

Des salles de défonce légales aux quatre coins de la France, dans lesquelles junkies et dealers seraient à l’abri de la police. C’est le projet délirant de Roselyne Bachelot qui affirme “réfléchir” à ces sanctuaires de la drogue.


C’est une vieille marotte des bobos-gauchos-libertaires qui militent depuis des années pour offrir un environnement sain et sécurisé aux toxicomanes. Selon eux, de tels centres permettraient de limiter les risques de mort par overdose ou de contamination (hépatite, VIH) lors des injections.


Notre ministre de la Santé Roselyne Bachelot, bouffie de bons sentiments et toujours à l’affut d’un coup médiatique, s’est saisie du dossier et envisage très sérieusement de tester ces “salles de shoot”. C’est de la folie !


Pour des raisons de sécurité évidentes d’abord. De tels centres ne peuvent être envisagés que si les toxicos sont en “confiance” et qu’ils n’aient pas peur d’être arrêtés. La police devra donc ne pas regarder de trop près à ces lieux d’accueil pour toxicos et dealers.


In fine les salles de défonce légale veulent dire des toxicomanes (que l’on sait dangereux et violents) laissés sous le simple contrôle de travailleurs sociaux, mais aussi des dealers et caïds aimantés par leur clientèle. C’est une réserve  de voyous que nous prépare la ministre !


Les zones où seront installées ces “salles de shoot” seront transformées en repères de drogués. Et pas l’ombre d’un policier pour y mettre bon ordre. Qui accepterait de vivre à côté d’une telle faune ? Est-ce que Madame Bachelot compte demander leur avis aux riverains ?

Limiter les dangers de la toxicomanie ? Généreuse idée, mais si les toxicos souhaitaient une vie sans danger, ils ne s’injecteraient pas du poison dans les veines à longueur de journée.


Penser qu’on peut régler le problème de la toxicomanie (qui est une auto-destruction) en facilitant la consommation de drogue est une erreur dangereuse. La seule option face à la drogue est la tolérance zéro.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Député dit :

    15 députés disent NON aux salles de shoot!

    Mais pourquoi Roselyne Bachelot, pourtant ministre de la santé et toujours prompte à lutter contre le tabagisme, s’est elle laissée aller en se disant plutôt favorable à la création de salles de consommation de drogue?

    Comment peut-on parler de « salles de consommation à moindre risque » quand on connait les ravages provoqués par les drogues? Comme si le fait de se droguer dans un local aseptisé rendait la drogue plus douce et moins dangereuse! Cette idée n'est pas nouvelle puisqu'elle réapparait régulièrement tous les ans.

    L'an dernier, la Ville de Paris a ainsi très généreusement alloué une subvention de 26 000 euros à l'association Elus, santé publique et territoires (ESPT) pour mettre en place une réflexion, expertise sur les salles de consommation à moindres risques pour toxicomanes. Cette initiative de Jean-Marie Le Guen (député PS de Paris) avait été déplorée par l'opposition municipale qui avait très justement souligné que le signal donné par la ville de Paris en permettant l'ouverture de "salles de shoot" et en facilitant ainsi la consommation de drogue était extrêmement nocif. Sortir les jeunes de la drogue, ce n'est pas leur permettre de la consommer, c'est mettre en place une véritable politique de prévention et de sevrage. Le Conseil Régional d'Ile de France a aussi voté en décembre 2009 une subvention de 20 000 euros pour une étude identique…On peut s'interroger sur l'utilisation de ces sommes!

    Pourtant, loin d'être rétrogrades, et parce que nous voyons dans nos circonscriptions des familles détruites par la drogue et ses ravages sur notre jeunesse, nous voulons rappeler que l'usage de la drogue est toujours illicite. On ne peut pas parler de la liberté de se droguer ni du droit à la drogue, car nul n'a le droit de se détruire, ou d'attenter à sa propre dignité ! La drogue est n’est pas un mal nécessaire. Ce n’est pas une fatalité et nul ne peut la tolérer ni renoncer à la combattre.

    L'usage des drogues se banalise à cause des discours permissifs qui tentent d'en minimiser les dangers. Réglementer l’usage de drogue pour mieux la combattre est une utopie lourde de conséquences. La consommation de stupéfiant génère des dépendances, aliène les volontés, nivelle les personnalités et détruit les libertés. Au lieu de céder à certains groupes de pression qui en demanderont toujours davantage, c’est à une lutte sans merci qu’il faut se consacrer. C’est notre responsabilité.

    Jean-Paul Garraud

    Jacques Remiller

    Thierry Mariani

    Sauveur Gandolfi-Scheit

    Daniel Mach

    Christian Vanneste

    Lionnel Luca

    Brigitte Barèges

    Jacques Myard

    Bernard Debré

    Jean-Pierre Decool

    Philippe Meunier

    Franck Gilard

    membres du Collectif Droite Populaire

    et

    Jean-François Lamour

    Philippe Goujon

  2. Raf68 dit :

    "La police devra donc ne pas regarder de trop près à ces lieux d’accueil pour toxicos et dealers"

    Que je rassure l'auteur de cet article : c'est déjà le cas. Les flics connaissent parfaitement les lieux de deal ils s'en fichent. En tant que consommateur de haschich j'ai plusieurs fois été attrapé avec de petites quantité sans jamais aucune suite judiciaire. Pour les produits plus forts comme l'héroïne c'est la même chose.

    C'est une dépénalisation de fait que nous vivons en France, ne vous en déplaise.

Laisser un commentaire