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Les médias veulent donner des “complexes” à la droite

Rédigé par maximus (24actu) le 28 juillet 2010.

 

Régulièrement les médias nous ressortent les velléités d'émergence d'une "droite décomplexée". En langage journalistique, une droite allant au bout de son cynisme, de son "ultra-libéralisme" et de ses "tentations nationalistes et racistes". La droite française n'a pourtant aucun complexe à avoir !

 

Trente-cinq députés de la majorité ont dernièrement fondé un "collectif de la droite populaire" pour rappeler Nicolas Sarkozy à ses promesses de 2007. L'objectif : faire passer les élans de la campagne en actes politique (après trois ans à l'Elysée tout de même) afin d'empêcher la migration d'électeurs sarkozystes vers le Front National.

 

Démarche éminemment louable et nécessaire, qui n'a trouvé pour tout écho médiatique que les traditionnelles railleries de la presse. Il faut dire que les journalistes ont depuis longtemps trouvé le terme pour décrédibiliser l'aile droite de la droite : la "droite décomplexée".

 

C'est le fantasme de la gauche et des médias. Tenir en laisse une "droite complexée" effrayée à l'idée que les journalistes puissent s'imaginer (et écrire) qu'elle ait quoi que ce soit à voir avec la "bête brune". Sécurité ? Immigration ? "Vous faites le jeu du FN avec votre discours de haine !" Économie de marché ? "Ultra-libéralisme anglo-saxon". Des raccourcis édifiants de bêtise qui ont trop longtemps tétanisé certains leaders de droite.

 

Mais de quoi la droite française devrait-elle être complexée ? Du libéralisme d'un Chateaubriand, d'un Lafayette ou d'un Tocqueville ? Du non de De Gaulle à Londres au moment où une Assemblée nationale de gauche votait les pleins pouvoirs au maréchal Pétain ? De l'oeuvre titanesque de modernisation de la société française entreprise par le général De Gaulle puis Georges Pompidou ?

 

Que la gauche (en -iste) fasse son auto-critique avant de faire la leçon. Que les médias trouve un autre épouvantail pour empêcher à des idées de droite républicaine d'être représentées dans le débat public. La droite n'a pas à penser dans le carcan idéologique post soixante-huitard dans lequel une bonne partie de l'intelligentsia française est encore bloquée.

 

Heureusement pas les Français ! S'ils se retournent aujourd'hui contre Sarkozy, c'est pour lui faire payer sa capitulation face à une certaine forme de pensée unique. Capitulation dont l'ouverture (mitterrando-kouchnérienne) n'est hélas que la partie visible. Une leçon à méditer pour 2012…

 

La démarche des députés UMP est nécessaire si la droite veut l'emporter en 2012. Elle permettra peut être au président de la République de sortir de sa tour d'ivoire et de retrouver les valeurs qui avaient fait sa différence et son succès. Sécurité, travail, réforme, immigration maîtrisée… tous ces mots ne brûlent pas les lèvres.

 

Plus que jamais la France a besoin d'une droite moderne et assumée pour bâtir son avenir face à la gauche de l'assistanat que nous promet Martine Aubry. Pour ce faire, il faut assumer son héritage et ses valeurs. Cette droite populaire dont on voit l'ébauche avec ce collectif, doit avant tout être une droite de valeurs. Ni la gauche, ni les médias n'ont le droit de les confisquer.

 

Nicolas Sarkozy serait bien avisé d'écouter ces représentants du peuple, plutôt que ses conseillers en comm' grassement payés dont on connaît les atavismes : toujours privilégier le consensus mou pour ne pas faire de vagues. C'est le meilleur moyen de récolter une jolie tempête électorale.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Jean-Pierre dit :

    MM Mariani et Luca sont-ils politiquement incultes au point d'ignorer qu'il existe déjà un mouvement nationaliste qui porte le nom de Nouvelle Droite Populaire ?

    Ils vont très vite avoir un problème de communication afin de se différencier de cette NDP qui, visiblement, ne fait pas vraiment dans la modération face au Système.

    Je leur souhaite bien du courage…

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