Gitans : “amalgame”, alibi de la gauche pour ne rien faire

 

 

"Amalgame", "stigmatisation", "discrimination". Malheur aux politiciens de droite qui osent parler de sécurité ou d'immigration : on leur ressort immanquablement ces trois termes en guise d'anathème. Un bon moyen d'esquiver les sujets qui fâchent…

 

Hier les racailles de banlieue (rebaptisés "jeunes"), aujourd'hui les gitans (ou "gens du voyage") : ceux qui tentent de regarder en face les réalités de la délinquance en France sont immanquablement condamnés par cette sainte trinité de la gauche française.

 

Mais ne nous y trompons pas. Ce que la gauche tente d'esquiver par ses accusations "d'amalgame", c'est une fois de plus le débat si nécessaire sur la sécurité dans notre pays. A l'heure où des caïds ont pris le contrôle de Grenoble et où un groupe de gitans a assiégé une gendarmerie avec des haches et des barres à mine, la gauche caricature et radicalie à outrance les positions de leurs adversaires politiques.

 

Pourquoi parler d'amalgame ? A aucun moment Nicolas Sarkozy ou le gouvernement n'ont mis tous les gitans dans le même panier. Ni ne les ont confondu avec les roms roumains que l'on retrouve à faire la manche (et les poches parfois ?) dans le métro parisien.

 

En revanche, il faut être aveugle pour ne pas constater un problème de délinquance propre aux gitans, en France comme ailleurs. Il s'agit d'une communauté particulière et marginale (en raison notamment de son mode de vie) qui a plus souvent que d'autres à faire à la police. Quand vous ajoutez à ça les évènements de Saint-Aignan, il est tout à fait logique que le gouvernement se penche sur la question et évalue la situation.

 

Le vrai problème, c'est que la gauche n'est pas à l'aise avec les enjeux de sécurité. Dix ans après Lionel Jospin et son "angélisme" sécuritaire, le PS en est toujours à coupler délinquance et problématiques socio-économiques… C'est bien beau de trouver des excuses aux délinquants et d'expliquer leurs actes par une sorte de déterminisme social, mais ça ne fait pas avancer le schmilblick, en particulier pour leurs victimes.

 

D'où la volonté de sabotage permanent des initiatives pour faire avancer les choses et chercher de vraies réponses. Force est de constater que pas plus la droite que la gauche n'a de solution miracle à proposer aujourd'hui. D'où l'utilité de se creuser les méninges et de faire avancer le débat plutôt que de le refuser.

 

A la place des habituels inquisiteurs de la stigmatisation qui hantent la rue Solférino, on préfererait entendre sur la question le sentiment de Manuel Valls. Un des rares socialistes (le seul ?) à avoir adopté une approche réaliste et constructive des enjeux sécuritaires. Il faut dire qu'il est maire d'une ville de banlieue…

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A propos de l'auteur lateigne (24actu)

1 réaction à “Gitans : “amalgame”, alibi de la gauche pour ne rien faire”

  1. j'en ai eu marre de la gauche et de ses promesses.

    J'ai donc mis mon bulletin à droite pour le regretter plus tard.

    Je sais où le mettre maintenant !

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