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Les trois “erreurs” de Bernard Henri-Lévy contre Sarkozy

Rédigé par maximus (24actu) le 05 août 2010.

 

Bernard Henri-Lévi s'est fendu mercredi d'une tribune dénonçant les "erreurs" de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité. Un tas de platitudes confites dans la mauvaise graisse bien-pensante de la morale "gauche caviar" dont BHL a le secret (et l'exclusivité depuis 20 ans).

 

Hélas pour lui, notre philosophe national fait au moins autant d'erreurs dans son brûlot tiédasse que le président de la République. Chacune de ses piques envers Nicolas Sarkozy, accusé une énième fois par l'intelligentsia de "dégrader" la fonction présidentielle,  est bourrée d'inexactitudes et de mauvaise foi.

 

Il y en a plus qu'assez de ces moralisateurs millionnaires qui viennent faire la leçon aux Français sur l'insécurité et la délinquance dont ils n'ont jamais eu à subir l'insupportable fardeau depuis leurs beaux quartiers parisiens ou leurs villas marocaines.

 

BHL est sans conteste fort doué pour prendre la pose à Sarajevo ou au Darfour, mais quelle légitimité a-t-il à faire la leçon au chef de l'Etat sur les questions d'insécurité ? Le seul délinquant qu'il ait croisé de sa vie étant Georges le Gloupier, célèbre entarteur et terroriste pâtissier !

 

Mais revenons à nos moutons et reprenons les trois "erreurs" présidentielles que le philosophe du PAF a relevé. Selon lui, l'Elysée n'est pas le lieu idoine pour discuter des problèmes générés par la délinquance en général, et celle des communautés gitanes et roms en particulier.

 

Pourquoi ? Le Socrate de la rive gauche ne l'explique pas. S'il est pourtant bien un sujet que doit traiter le président de la République après qu'un poste de gendarmerie ait été pris d'assaut au beau milieu de la France, c'est bien celui de s'assurer qu'une telle situation ne se reproduise pas.

 

Or, que cela plaise à Monsieur Henri-Lévy ou pas, un tel acte de "guerre" (nous reviendrons plus tard sur ce terme) réalisé en pleine journée et à visage découvert, est relativement propre à la communauté gitane.

 

C'est peut être de la "stigmatisation" ou de "l'amalgame", mais n'importe qui doté d'un minimum de bon sens et ayant vécu en dehors de Paris, sait qu'il existe une forme de délinquance ultra-violente propre à la communauté gitane. Ce qui ne veut évidemment pas dire que tous les gitans sont des délinquants.

 

A toujours hurler au loup contre "l'amalgame", plus personne n'écoute les jérémiades de Bernard Henri-Lévy et de ses petits camarades de gauche. Belle posture que de dénoncer les "clichés" sur les gitans depuis le quartier latin ! Il existe pourtant bel et bien (et depuis des années) un problème de délinquance au sein de la communauté gitane.

 

Il ne faut pas prendre les Français pour des idiots ! Ça suffit les beaux principes creux et les mensonges !

 

Mais BHL ne s'arrête pas là. Il s'offusque ensuite contre le projet présidentiel de déchoir de leur nationalité un certain nombre de délinquants d'origine étrangère, notamment ceux ayant tué des policiers.

 

Selon lui, Sarkozy a brisé "l'axiome trois fois sacré" de notre République qui ne permet pas que l'on ôte à qui que ce soit la nationalité française. Nouveau mensonge du philosophe.

 

La République autorise (et depuis longtemps) de retirer la nationalité à certains criminels qui ont cherché à nuire à la France, notamment les auteurs de haute trahison. Si (comme certains le pensent à 24heuresactu.com) Sarkozy a fait une erreur, ce n'est pas en bafouant un principe républicain sacré, mais en délimitant de manière inapropriée le champ de cette déchéance.

 

Un tueur de flic n'a rien à faire en liberté et la justice devrait faire en sorte qu'il ne ressorte jamais de prison (douce illusion). Mais pourquoi limiter cette déchéance à ces simples criminels. Même si ça ne plait pas à BHL, étendons-là aux imams radicaux qui prêchent la destruction de la France ou à l'encontre de n'importe qui ayant projeté un attentat sur le sol national !

 

Notre penseur à la chemise ouverte termine sur une troisième "erreur" qu'il attribue à Nicolas Sarkozy. S'embourbant (ou voulant nous embourber) dans des concepts philosophiques obtus, il fait semblant de se scandaliser des déclarations d'un Sarko voulant faire la "guerre aux voyous".

 

Certes, stricto senso, l'Etat ne saurait faire la guerre dans son pays sous peine de lancer une guerre civile. Encore des beaux discours déconnectés de la réalité. Mais au-delà des subtilités lexicales, les Français comprennent parfaitement ce que veut dire leur président lorsqu'il leur annonce une "guerre" contre la délinquance.

 

Ils comprennent que l'homme qu'ils ont élu en 2007 va enfin faire ce qu'il leur avait promis : améliorer la situation sécuritaire du pays. La seule erreur de Nicolas Sarkozy aura été d'attendre trois ans pour lancer cette guerre contre l'insécurité. Espérons qu'il passe enfin des paroles aux actes…

Déjà 6 remarques sur cet article

  1. […] de vieillir. L’exemple de #BHL, entre su00e9nilitu00e9 et ramollissage" du cerveau. http://bit.ly/csOHnW via […]

  2. […] plus dicter leur façon de penser par les éditos moralisateurs du Monde ou les tribunes de BHL. Au fil du temps, les ficelles de la pensée "politiquement correcte" de cette […]

  3. tueursnet dit :

    Balle de BHL

    Comme chacun le sait, le Président de tous les français a déclaré récemment la guerre à tous les chiens perdus sans colliers, voyous et manitous.

    Le philosophe Bernard Henri Levy rédige aussitôt un petit pamphlet pour alpaguer l’alpagueur et reprocher à notre césar national d’être « un homme semblable à tous les hommes, qui les vaut tous et que vaut n’importe qui… »

    Seulement voilà, BHL n’est pas n’importe qui, c’est un philosophe qui se prend pour un Roi et qui s’octroye le droit de corriger toutes les copies.

    Il a souligné notamment que c’est l’erreur cruciale du Président… celle qui lui coutera ses visées et son Elysée ! Puisqu’en déclarant la guerre à une partie de sa patrie, il reconnaît implicitement qu’il l’a déjà perdue.

    N’en déplaise aux plus aptes à juger ou déjuger, mais je trouve cette déclaration fracassante plutôt qu’embarrassante, surtout pour les têtes brulées.

    Non ce n’est pas un manque de sens stratégique, ni une erreur de calcul politique mais une déclaration machiavélique pour prévenir l’opinion qu’il va faire beaucoup de casse, pour remettre les choses à leur place.

    Non ce n’est pas une guerre civile qui se profile à l’horizon, comme le redoute BHL, mais la clé qui va lui permettre de s’ouvrir les portes de toutes les cités, maudites ou interdites, à toute heure du jour ou de la nuit, sans envoyer de faire-part à ceux qui font bandes à part !

    Le philosophe a peur d’avoir peur. Le Roi n’a pas peur de faire peur… cherchez l’erreur !
    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%

  4. dalono dit :

    navet!! depuis quand es ce que BHL est philosophe tu croit tout ce qu on te raconte la!!

    Le philosophe sort moi ces diplomes ton education tu te l ai faite a coup de serie televisee!!??

  5. […] être pas pour Bernard Henri-Lévy qui depuis ses beaux quartiers parisiens ne voit dans l'irritation de la population qu'une […]

  6. […] exemple que Ségolène Royal ne peut ignorer. Celui de son ami Bernard Henri-Lévy, philosophe et millionnaire, qui fait la morale à Nicolas Sarkozy et aux Français […]