Après les OGM, les écolos s’en prennent aux pastèques sans pépins

 

Ils ont eu la peau des OGM, ces plantes mutantes qui devaient nous tuer et s'avèrent inoffensives, mais ils n'en resteront pas là. La nouvelle cible des écolos : les pastèques sans pépins… Pas assez naturelles à leur goût.

 

Les mêmes groupes qui s'en prenaient récemment aux OGM nous refont le coup des plantes mutantes avec les pastèques sans pépins. Et ils n'ont pas leur pareil pour nous foutre les boules sur ce que l'on a dans notre assiette. Et dans ce genre de cas hélas, c'est celui qui fait le plus peur qui a raison !

 

Il y a donc fort à parier que les pastèques sans pépins subissent le même sort que les OGM. Mais manque de bol, OGM elles ne le sont pas. Ce sont simplement des fruits sélectionnés par des agronomes (on appelait ça avant des paysans), de la même façon que l'on a amélioré au fil du temps les pommes ou les poires.

 

Pas de Docteur Frankenstein derrière tout ça, juste le savoir-faire de l'agriculture française ! De quoi être fier ? Pas pour nos écologistes radicaux qui ne trouvent pas le procédé assez naturel à leur goût.

 

Pour eux, une pastèque doit avoir des pépins… C'est comme ça qu'ils les ont toujours connu ! Et comme pour eux la nature est figée, c'est comme ça qu'elles ont toujours été et qu'elles seront toujours !

 

Sauf que la nature, et en particulier les cultures humaines, est en perpétuelle évolution. Nos écologistes des grandes villes ne se doutent pas que les pastèques cultivées il y a 500 ans, ou même 50 ans, n'avaient sans doute pas grand chose à voir avec ce qu'elles sont actuellement.

 

Un enfant n'est pas la somme exacte de ses deux parents. Il en va de la même façon pour les plantes et des qualités se développent ou disparaissent au fil des générations. C'est le savoir-faire du paysan (ou de l'agronome) de conserver les meilleurs spécificités.

 

Donc de tenter de faire disparaître ces maudits pépins qui nous empoisonnent la vie quand on mange une pastèque !

 

Le délire des écologistes et leur volonté d'une "pureté" et d'une "naturalité" qui serait le gage d'un retour à l'agriculture "traditionnelle" ont toujours été dangereux, mais elle devient proprement ridicule.

 

Un article assez précis (et assez honnête) sur le sujet dans Rue89

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A propos de l'auteur lateigne (24actu)

18 réactions à “Après les OGM, les écolos s’en prennent aux pastèques sans pépins”

  1. Article affligeant….un chapelet de contre-vérités : On y apprend par exemple que les OGM sont des plantes mutantes …Ah bon ?

    Pour l'auteur sans doute quand on met deux bicyclettes l'une à cote de l'autre ça fait une voiture puisqu'on voit 4 roues…

    Bon…effectivement quand n'importe qui écrit, on peut s'attendre à lire n'importe quoi mais quand même …

    Et puis à l'expérience c'est normal, on se dit que si l'intelligence était au service du pouvoir…depuis l'aube des temps on aurait eu le temps de s'en apercevoir.

  2. ce sont les écolos qui font croire à l'opinion que les OGM sont des plantes MUTANTES….

    Cependant même si un contrôle permanent doit être fait sur les ogm, depuis l'aube des temps la science a apportée des nouveautés importantes pour l'Homme. Pourquoi pas les OGM

  3. Dans ce type d'article écrit sans connaitre les sujets et en melageant les premières lignes de trouvailles Google cela montre bien le niveau de flou du grand publique !

    Pensez a vous documentez avec les bases de reproduction des plantes , la sélection naturel , la différence entre un OGM pesticide et les autres , lisez le pourquoi du conventionnel et culture bio etc …

    Vous comprendrez rapidement que les OGM "vitrine humanitaire" sont un vrai mensonge. Ce qui ce passe actuellement. C'est UNE GUERRE Pour disposer du ventre du monde ….

  4. Désolé mais par manque de temps je me suis contenté de critiquer cet article dangereux sans argumenter. Il faut dire que le problème est aussi complexe que crucial.
    Ce qu’il faut savoir :
    Il y a une différence essentielle entre les plantes “mutées” et celles qui sont issues de la mutagénèse
    -les premières le sont naturellement (c’est une réponse de survie d’une plante à son environnement qui bouge).C’est très rare dans la nature et cela s’opère et s’éteint progressivement.
    – les secondes issues de la mutagénèse ont subi (par irradiation, chimie etc..)une agitation de leur ADN dans le but de faire apparaitre un caractère génétique particulier (qui répond à des “besoins” économiques…)
    Ces dernières sont donc des OGM (d’ailleurs l’europe les identifie comme telles depuis 10ans sans toutefois les encadrer)
    Ces plantes issues de la mutagénèse sont “construites” comme des objets avec des caractères précis au mépris total de l’environnement dans lequel elles sont censées évoluer (c’est pourquoi on “construit” aussi un environnement bardé de chimie…pesticides divers etc…)C’est ni plus ni moins que modèle industriel calqué sur l’environnement. Au résultat immédiat ça donne un sentiment de sur-puissance au bourricot basique (des pastèques sans pépins ça vous en jette dans l’évolution humaine non ?), au résultat différé c’est très vraisemblablement catastrophique parce que ça prétend « déconstruire » ce sur quoi nous sommes constitués. On a déjà vu ça aux pires heures de l’histoire avec des idéologies qui s’affichaient comme telles, aujourd’hui c’est derrière la religion scientiste qu’on se cache pour nous rejouer le même film mais en long métrage.
    Comprend qui peut ou…
    Comprend qui veut (Merci Boby Lapointe)

  5. Cet article n'est pas du tout objectif, j'ai honte pour le journaliste qui a écrit ça.

    Si vous souhaitez vous informer sur les risques avérés des OGM, tapez simplement "OGM" dans "google actualités" et vous en saurez réellement plus sur les contaminations.

    Je vous invite également à signer la pétition contre les OGM en France : http://www.avaaz.org/fr/eu_gmo

  6. mon pauvre "flament", vous voulez faire le savant !… vos propos démontrent que vous n'y connaissez rien (en tous cas pas grand chose) et vous feriez mieux de vous en tenir à ce que vous savez de manière fiable et sérieuse lorsque vous faites un commentaire.

    La mutagenèse naturelle est subie par tous les organismes vivants sur cette terre ! (ce n'est nullement une réponse de survie d'un organisme à son environnement). De trois choses l'une :

    1) ou la mutation est négative et l'organisme disparait brutalement ou progressivement.

    2) ou la mutation est neutre, alors elle peut "rester" au sein du génome de l'organisme jusqu'à ce que des conditions nouvelles de l'environnement la place dans la catégorie 1 ou 3.

    3) ou la mutation est positive et si elle confère un avantage sélectif à cet organisme, elle se répandra dans la population de cet organisme.

    Il en est de même pour les mutations que l'on fait subit volontairement à un organisme donné en vue de l'améliorer sur tel ou tel caractère. Dans ce cas, cela va un peu plus vite que la mutagenèse "naturelle" et dans tous les cas, on ne va retenir que les individus qui présentent des nouvelles propriétés positives (intéressantes ou correspondant au caractère que l'on cherche à améliorer).

    Et contrairement à ce que vous écrivez, ces dernières ne sont nullement des OGM tant sur le plan de la définition, de la méthodologie pour les obtenir et d'un point de vue règlementaire….

    Tout le reste de votre propos est du "pipi de chat" qui prouve votre ignorance tout en se cachant derrière une idéologie n'ayant pas assimilé les concepts basiques de la biologie… mais si cela peut vous rassurez vous n'êtes pas le seul à véhiculer ce genre d'idéologie obscurantiste. Les faucheurs volontaires vous battent de très loin sur ces points.

    Quant à Nicolas, il est tout aussi déformé par les propos des antis et ne se fait que le relais de tous les mensonges qui sont colportés depuis 15 années maintenant sur les OGM.

  7. à Gattaca : Je suis nul en biologie mais est-ce pour autant que je ne suis pas capable de discernement, de recouper certaines informations?

    Je ne me revendique pas écolo mais pourquoi s'imaginer que se sont des fous déconnectés de la réalité?

    Je peux vous fournir plusieurs études qui démontrent que les plantes OGM ne restent pas tranquillement dans leur champ.

    Les pollutions génétiques sont avérés, mais elles ne font pas peur à ceux qui gagnent de l'argent grâce aux OGM, ça c'est sûr.

  8. à Nicolas…

    C'est bien : d'emblée vous reconnaissez être nul en biologie… mais alors effectivement si personne ne peut vous empêcher d'avoir une opinion sur tel ou tel sujet, ce manque de connaissance devrait vous rendre humble et vous abstenir de porter un avis ou un jugement sur cette problématique.

    Vous illustrez bien le malheur de notre société actuelle ou sous prétexte de démocratie participative on demande à tout le monde de s'exprimer et d'avoir un idée tranchée sur tel ou tel sujet alors que les personnes n'ont que de vagues idées de la problématique et encore moins une compréhension globale de l'ensemble du sujet ce qui requiert alors d'en être un minimum spécialiste ou en tous cas d'avoir un minimum de connaissances.

    les plantes n'ont pas attendues d'être GM pour se disséminer (et fort heureusement d'ailleurs).

    Les PGM n'ont aucune particularité, propriété, spécificité qui les feraient se disséminer plus ou moins que n'importe quelle autre plante non-GM.

    Si dissémination il y a, et pourquoi pas, ce n'est donc nullement nouveau et pas dangereux pour deux sous !

    Personne au cours des siècles (et maintenant encore) ne s'est jamais plaint de la dissémination (à des fréquences de toute façon très faibles) des plantes cultivées… on n'en a jamais tenu compte et pourtant elles se produisaient et se produisent toujours.

    Si maintenant on parle du maïs en France et dans le monde en général, la plupart d'entre eux sont cultivés sous la forme d'hybrides F1, ce qui veut dire d'une part que chaque année (et donc depuis des décennies et bien avant l'apparition des premières PGM) les maïziculteurs rachètent leurs semences chaque année et d'autre part que si dissémination il y a eu (encore une fois très faible) s'arrête avec la récolte.

    Le cas du colza est en effet un peu différent et c'est pour cette raison que le colza GM n'a jamais reçu d'autorisation à la culture en Europe mais le fait que le colza fasse des repousses, s'hybride avec la ravenelle ou la navette (voire même d'autres crucifères elles aussi très apparentées) ne constitue nullement une catastrophe écologique. Là encore, cela a commencé à exister avant les colzas non GM, il n'y avait aucune raison que cela ne se passe pas comme cela soit aux USA soit au Canada où d'ailleurs la quasi totalité du colza est GM.

    Enfin quand on crée une nouvelle variété et quel que soit son statut (GM ou non GM) personne ne peut prédire ce qui se passera en cas de propagation, il est même tout à fait sûr qu'on le sait certainement mieux avec une PGM qu'avec une variété obtenue par toute autre méthode qualifiée de conventionnelle.

    Pourquoi ? parce que des études sont faites sur l'impact environnemental avec les PGM qui ne sont pas faites avec les variétés conventionnelles.

    Il n'y a rien de mieux et autant contrôlé qu'une PGM mise sur le marché (et ce dans tous les domaines : de la sécurité environnementale à la sécurité sanitaire).

  9. à Gattaca

    Les médias émettent des opinions tranchés afin de gonfler leur l'audimat. Vous m'accusez également d'avoir un avis tranché. Mais vous, ne trouvez vous pas que votre positionnement est tranché et condescendant?

    Seul des techniciens devraient donner un avis? Vous êtes chercheur?

    Vous dites : "quand on crée une nouvelle variété et quel que soit son statut (GM ou non GM) personne ne peut prédire ce qui se passera en cas de propagation". Ha bon? On invente aussi des plantes pesticides non GM? Je trouve votre discours hallucinant, comme si les risques de pollution étaient le mêmes. Du fait de vos connaissances, je pense que vous faites sciemment preuve de mauvaise foi.

    En tout cas, vous reconnaissez que les contaminations existent, contrairement à des « scientifiques » de Bayer ou Monsanto, c'est déjà ça.

    Selon moi, il n’y a pas d’un côté les anti-OGM ou obscurantistes anti-science et de l’autre des scientifiques rigoureux et désintéressés qui apportent la Vérité et le Progrès à l’Humanité.

  10. Surtout ne vous fiez pas aux médias…et donc ni à la télé, ni à certaines chaines soit disant culturelles.

    La seule déontologie pour l'immense majorité des médias est de faire du scoop et de faire peur !

    Par ailleurs, vous vous enfoncez à chacun de vos posts… prouvant effectivement que vous n'y connaissez rien ou pas grand chose, ce n'est pas étonnant car vos sources doivent émaner de sites antis OGM écoloverdâtres tel greenpeace, amis de la terre, FNE, etc bourrés d'erreurs, de mensonges, d'inexactitudes au moins sur les OGM !

    Apprenez que dans l'histoire (ancienne et récente) de l'amélioration des plantes : … évidemment que l'on a créé des plantes résistantes aux insectes mais pas seulement à ce type de ravageurs (aux virus, aux bactéries, aux champignons, aux nématodes…).

    Ensuite, deuxième point fondamental à apprendre est que tous les organismes contiennent des pesticides naturels contre leurs prédateurs …. toute plante est ainsi naturellement pesticide… Il n'est nul besoin de leur "inventer" une formule spécifique sur ce qu'ils sont déjà depuis toujours.

    Enfin, je ne reconnais pas qu'il existe des contaminations.

    Ce terme est volontairement utilisé par les antis et en faisant de la psychologie à 2 balles, on comprend aisément pourquoi.

    Les termes qui s'appliquent dans ces situations sont :

    pollinisation croisée, dissémination, voire mélange après récolte par exemple mais en aucun cas contamination !

    Selon vous, "il n'y a pas d'un côté les antis OGM obscurantistes anti-science "… Et bien désolé, ce mouvement en rassemble une quantité effrayante et cela doit certainement constituer une caractéristique générale de ces personnes. Qui se ressemble s'assemble !

  11. Bon, je ne pense pas que l'on puisse échanger de manière constructive.

    Pour vous, les manipulations nécessaires à l'assemblage des OGM sont comparables à celles qui ont été opérées au cours de l'histoire par des sélections méticuleuses.

    En somme, tout va bien dans le meilleur des mondes.

  12. Effectivement, vous ne voulez rien voir à côté de la doctrine dont vous êtes innutri !

    Ainsi l'histoire aurait opéré des sélections méticuleuses ???? mais sur quelles bases donc ?

    Tout ce qui a pu se faire par le passé a été fait de manière totalement empirique, coups de pot, aléatoire et simultanément imposé par les conditions environnementales (sécheresse, excès d'eau, gel, maladies…etc).

    Nos ancêtres avaient, à l'évidence, moins d'informations et de compréhension de tous les phénomènes fondamentaux de la vie ! et demain nous saurons encore plus mais il ne faut pas que cela nous paralyse pour ne rien faire ! Principe de précaution mal compris …une fois de plus !

  13. @Gattaca

    J'aurais pu dire "mon pauvre Gattaca" non pas pour rivaliser avec vous dans le genre « méprisant » de la première marche » mais pour de simples raisons charitables : ça doit faire mal de rester ainsi le cerveau coincé dans l'éprouvette !

    Vous me faites le modèle même, le prototype turbo du "scientifique de bazar" le genre de ceux qui oublient que le bazar n'est qu'une toute petite boutique dans une petite rue d'une petite ville sur une petite planète.

    Edmond Rostand , qui lui ne se prenait pas pour un Dieu, le disait : "la science fera de nous des dieux ahuris"

    Il est intéressant de voir comment vos arguments sont clonés sur ceux des industriels des semences (vous savez ceux « qui veulent nourrir la planète » comme Monsanto)Toute votre communication repose sur un écran de fumée pseudo scientifique :vous faites mine de confondre les mutations naturelles et la mutagénèse – qui est elle une intervention "technique" qui n'a rien de naturel, C’est oublier que le chimiste a recours à une technique visant d’abord à modifier le taux de mutation spontané (naturellement faible), ce que la nature ne fait pas. C’est oublier que l’agent de mutation naturel agit sur l’ensemble du génome (on ne peut prédire sur quels gènes) alors que le chimiste cherche à agir sur la partie de l’ADN comportant le gène-cible.

    Comme vous dites « ça va un peu plus vite » …comme sur l'autoroute ..pas de problème puisque c'est plus « sécurisé » .

    Le problème c'est que si l'on sait ce qu'on veut obtenir comme « nouvelles propriétés positives intéressantes » (je vous cite) : vente de l'herbicide ciblé en supplément dans le paquet cadeau, dépôt de Brevet sur le vivant …. on ne sait pas du tout où l'on va (contamination génétiques avec les espèces apparentées, utilisation de l'herbicide sélectif sur un mode exclusif provoquant des résistances…)

    Bien entendu tout cela s'aggrave dans le cadre des monocultures envahissantes et réduit encore le cadre d'expression de biodiversité.

    La perversion dans l'histoire des biotechnologies c'est qu'on prétend faire mieux que la nature alors que les véritables progrès agronomiques réalisés jusqu'alors sont nés d'une composition subtile entre l'observation et l'intervention. En admettant que des progrès peuvent être réalisés dans le cadre très aigu des biotechnologies il faudra un recul des effets sur le temps et sur ce que l'on sait être là (les 9/10 des bactéries par exemple) sans connaître pour autant leur fonction.

    D'ailleurs vous le dites vous même une mutation « naturelle » n'est pas destinée à persister (et je maintiens que le tissu conjonctif de l'environnement est interactif dans ce processus) mais la mutagénèse provoquée à fortes motivations commerciales pensez vous sérieusement qu'elle évoluera en fonction de l'intérêt environnemental autre que celui qui bat la mesure des actions boursières ?

    Dernier point rectificatif : La directive Eu 2001/18 parle bien d'OGM au sujet de la mutagénèse mais l'exclut de son champ d'application en effet.

    Et dernier point idéologique : les Faucheurs Volontaires m'inspirent beaucoup de respect pour la simple raison que sur des sujets aussi délicats une intervention citoyenne est nécessaire (en démocratie) ne serait ce que pour lancer un débat qui ne soit pas capté par des scientifiques et aussi pour la raison essentielle que ces individus prennent des risques individuels (fortes condamnations) sans autre souci que de se préoccuper de l'intérêt collectif. A tort ou à raison ils sont , à mon sens , autrement respectables, dans leur démarche, que des « scientifiques » qui n'ont d'autre souci que de jouer les petites mains pour manger dans la grosse qui les engraisse.

    Te laisse pas impressionner Nicolas : C'est toi qui a raison…et tu sais pourquoi ?

    Parce que TU DOUTES.

  14. @Flament :

    Je passe sur la tonalité générale de votre intervention qui ne fait qu’étaler votre suffisance et vos certitudes d’être parmi ceux qui ont raison contre ces méchants scientifiques qui se prennent pour « dieu », apprentis sorciers et à la solde du grand capital !!!…

    Pas de pot, d’une part, ce n’est pas le cas mais de plus je ne calque nullement mes arguments sur ceux des semenciers même s’il se trouve qu’on a les mêmes pour la bonne et la simple raison que des faits scientifiques ne s’énoncent pas de mille manières différentes ! Ce qui est vrai pour un scientifique (et il y en a parmi les grands méchants semenciers) est aussi vrai pour tous les scientifiques du monde entier.

    Tout au long de votre diatribe, vous recrachez tous les amalgames classiques de la panoplie des arguments des antis (« brevet », « vente herbicide paquet cadeau », faim dans le monde, monocultures, perte de biodiversité….etc.) ne serait ce pas vous plutôt qui vous cachez derrière des écrans de fumée ?

    Mais dépassons tous ces amalgames et venons en au fond du sujet initial :

    Ainsi, je confondrais mutagenèse naturelle et celle provoquée volontairement par l’homme. Que nenni ! d’ailleurs vous le dites vous même puisque je dis, en effet, que lorsque l’homme fait de la mutagenèse cela va plus vite (au moins apparemment) que lorsque l’environnement s’en charge.

    Ainsi, le taux de mutation serait différent … peut être peut être pas ? Des mutations, il y en a en permanence dans l’environnement. On estime qu’il y a une bactérie mutante parmi 1 million de bactéries de la même souche. Par exemple, dans chaque cuillérée de yaourt, il y a au moins une bactérie mutée. Selon toute vraisemblance, il y a au moins 100 millions de bactéries mutantes dans vos intestins parmi les 10 puissance14 qui les peuplent.

    Par contre : il est sûr et certain que les mutations qu’elles soient provoquées par l’homme (le technicien) ou « naturelles » (pour faire simple), agissent de la même manière sur le matériel génétique. Le technicien n’a pas la possibilité de faire différemment de la « nature ».

    Ce que l’on ne sait pas non plus, c’est le devenir de ces mutations… beaucoup resteront « silencieuses », certaines sûrement n’ont aucune conséquence et encore une fois, pour celles qui modifient quelque chose elles peuvent être rangées dans deux catégories (négatives et/ou positives) citées dans un message précédent.

    Vous écrivez : « C’est oublier que l’agent de mutation naturel agit sur l’ensemble du génome (on ne peut prédire sur quels gènes) alors que le chimiste cherche à agir sur la partie de l’ADN comportant le gène-cible ».

    Et bien, une fois de plus, vous mélangez le vrai avec le faux : que les agents mutagènes soient utilisés par l’homme ou dus à l’environnement (je préfère à « la nature »), ils agissent sur l’ensemble du génome… les mutations se font au hasard et de manière aléatoire quel que soit l’agent mutagène utilisé. Le « chimiste », comme vous dites, ne retient que les mutants qui ont le gène cible modifié auquel il s’intéresse… ce n’est pas tout à fait pareil… (même lorsqu’il fait du TILLING : Targeting In Local Lesion IN Genome) !

    Toutes les autres mutations, du moment que la plante s’en « tire », il ne s’en préoccupe pas, ne cherche pas spécialement à les connaître (il n’en a pas les moyens d’ailleurs, quoique !) et au final ne retient que les génotypes qui ont le gène cible modifié et qui, par ailleurs, sont apparemment normaux sur tous les autres critères appréciés tout au long de la culture du nouveau mutant. Il serait pour le moins surprenant que le génotype finalement retenu n’ait que le gène cible muté.

    Vous écrivez : « D'ailleurs vous le dites vous même une mutation « naturelle » n'est pas destinée à persister (et je maintiens que le tissu conjonctif de l'environnement est interactif dans ce processus) mais la mutagénèse provoquée à fortes motivations commerciales pensez vous sérieusement qu'elle évoluera en fonction de l'intérêt environnemental autre que celui qui bat la mesure des actions boursières ? »

    Dans ce §, qu’allez vous inventer et cacher sous prétexte de locution anthropocentrique (tissu conjonctif de l’environnement : vous avez des références scientifiques… cela sort d’où c’truc là ?).

    Je n’ai jamais dit qu’une mutation naturelle n’est pas destinée à persister et donc vous n’avez pas l’air de comprendre.

    Par ailleurs, la mutagenèse serait provoquée par de fortes motivations commerciales ??? Alors, ce n’est pas nouveau car elle est utilisée comme technique pour générer de la variabilité génétique depuis plus de 50 années !!!!… laissez donc de côté l’aspect boursier, vous êtes à côté de la plaque.

    Flament dit encore : « La perversion dans l'histoire des biotechnologies c'est qu'on prétend faire mieux que la nature alors que les véritables progrès agronomiques réalisés jusqu'alors sont nés d'une composition subtile entre l'observation et l'intervention. En admettant que des progrès peuvent être réalisés dans le cadre très aigu des biotechnologies il faudra un recul des effets sur le temps et sur ce que l'on sait être là (les 9/10 des bactéries par exemple) sans connaître pour autant leur fonction. »

    C’est vous qui voyez une perversion là où il n’y en a aucune ! Ainsi les véritables progrès agronomiques résulteraient d’une composition subtile (adjectif rigolo et vachement scientifique) entre l’observation et l’intervention. Certes l’observation est primordiale mais ensuite pour l’intervention de l’homme, il s’agit d’un travail acharné, tenace, systématique, répétitif, continu dans le temps, raisonné en tenant compte des connaissances du moment pour arriver à réaliser une nouvelle variété qui sera « meilleure » que les précédentes.

    Des progrès sans précédent dans l’histoire de l’humanité ont été réalisés grâce aux biotechnologies (et surtout en aussi peu de temps) et on n’en est qu’à l’aube des découvertes, des potentialités et des réalisations. Mais d’ores et déjà, les PGM sur le marché font mieux que les variétés non-GM, leur IEQ est bien meilleur, bref elles s’inscrivent mieux que les autres dans un développement durable que, j’ose espérer, nous sommes tous à souhaiter.

    Mais l'exemple d'hier des vignes transgéniques arrachées en Alsace n'est malheureusement qu'un exemple supplémentaire et la preuve évidente de l'obscurantisme crasse des antis-OGM (anti-tout, anti- progrès, anti-science, écologie totalement incomprise) et pire encore leurs côtés associaux (ils ne savent s'exprimer que par la violence commettant des actions totalement illégales) par le refus du débat démocratique.

  15. à Flamant : Je rentre de vacances et c'est avec grand plaisir que je lis ton dernier commentaire, je partage tout à fait ton point de vue. J'avais regretté d'avoir passé du temps en m'engageant dans une discussion stérile mais ton dernier commentaire est bien dit et a tempéré mon regret. Merci.

    à Gattaca : Je n'ai pas grand chose à vous dire, vous êtes trop extrémiste.

  16. Je viens de voir un article de lateigne sur les pastéques /ogm

    C’est un peu “vieux” ( en 2010 ) , mais j’espére que lateigne n’a pas bouffé trop de pastéque sans pépins , si il est là il peut regarder les infos sur le boulot de l’université de Caen ….bien sur c’est seulement du maÏs pour des ratons blanc.

  17. Je me permets de réagir un peu tard sur cet article.

    Je laisserai Gattaca méditer sur “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme”. Je me demande où est passé votre conscience (le doute en l’occurrence)? Restons ouverts! Car le principe de base de la science, c’est que ce qu’on construit aujourd’hui pourra être détruit demain (par des théories et expériences prouvant qu’on avait tort). Et d’ailleurs, pour rester dans le scientifique, un scénario pourrait très bien être que l’être humain est actuellement en train de muter pour favoriser les individus résistants aux OGM, le reste mourant de cancer de plus en plus jeune. Prouvez-moi que j’ai tort. Autre scénario: l’usage de plantes OGM favorisant l’usage de pesticides (c’est fait pour ça la plupart du temps), il se peut qu’on en vienne à perturber tellement l’écologie de la planète qu’elle deviendra invivable pour l’homme. Là encore, impossible de prouver le contraire (et les preuves s’accumulent pour prouver que ce scénario est loin d’être délirant).
    On ferait peut-être mieux de centrer nos efforts sur la redécouverte et l’amélioration de l’agriculture “bio” et de respecter l’environnement en général, plutôt que de construire des plantes destinées à survivre dans un environnement totalement étranger à celui qu’a connu la terre pendant des millénaires, puisqu’elles sont capables créer elle mêmes leurs pesticides pour balayer tout ce qui pourrait les gêner et/ou de résister à nos pesticides toujours plus nocifs (vous n’allez pas me dire le contraire à moins d’être carrément de mauvaise foi…), car on sait (et on le prouve tous les jours) qu’au final cela nuit à la biodiversité, seul gage de survie pour l’homme dans un écosystème bien complexe… Mais tout cela n’est pas piloté par des scientifiques à l’esprit ouvert et au doute toujours présent, mais bel et bien par des actionnaires qui ne s’intéressent qu’à leurs jets et leurs villas. C’est là que le bât blesse.

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