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Sécurité : malgré les ratés de Sarko, le PS reste inaudible

Rédigé par lateigne (24actu) le 09 août 2010.

 

Plus qu'un coup politicien, la série de mesures sécuritaires annoncées par Nicolas Sarkozy, devrait mettre en lumière les échecs de sa politique de lutte contre la délinquance. Prisonnier d'idéologies éculées, le PS est pourtant incapable de proposer une alternative crédible.

 

L'embarras des socialistes est perceptible depuis que le président de la République a lancé son offensive contre l'insécurité. Totalement à court d'idées sur le sujet (hormis les traditionnelles explications victimaires sur les banlieues et les jeunes), le parti socialiste se borne à dénoncer au choix les "amalgames", la "discrimination", voir le retour "aux heures les plus sombres de notre histoire".

 

Il y aurait pourtant fort à dire pour contrer Nicolas Sarkozy sur ce thème. Pour démontrer ses faiblesses, là où il gagne au contraire en crédibilité (et accessoirement quelques points dans les sondages).

 

Contrairement à ses discours de campagne et à son activisme réformateur dans de nombreux autres domaines, la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy depuis son élection en 2007 confine à l'immobilisme. Sur les questions de sécurité, plus que sur aucun autre thème, Sarko aura déçu ses électeurs et (pour l'heure) pas fait bouger les choses.

 

Sauf que le PS, pieds et poings liés par sa démagogie libertaire post soixante-huitarde, est incapable (à l'exception d'un Manuel Valls ostracisé dans son camp) de prendre la mesure des enjeux sécuritaires du pays.

 

Les socialistes ne se résoudront jamais à reconnaitre un certain nombre d'évidences dont les Français ne sont plus dupes : il existe un problème d'insécurité en France, des petits caïds sans envergure contrôlent non seulement les banlieues mais polluent l'atmosphère dans nos centres-villes, les liens entre délinquance et immigration sont évidents, …

 

Autant de thèmes qu'il faut avoir le courage d'aborder sans compalisance ni faux-semblant pour faire avancer les choses.

 

Le jour où les socialistes auront compris que l'on peut être ferme sur ces questions sans être un raciste patenté ou un fachiste irrécupérable, non seulement ils auront fait un pas vers la reconquête du pouvoir, mais la politique française dans son ensemble se portera mieux et on verra peut être disparaitre des radars un FN à deux chiffres.

 

Un Front National que seul Nicolas Sarkozy a réussi à faire baisser significativement. C'était avant qu'il ne s'encroute entre Frédéric Mitterrand et Bernard Kouchner, préférant écouter l'intelligentsia de gauche plutôt que ses électeurs.

 

Sarko semble avoir compris le message. Et s'il démontre au cours des deux années à venir qu'il a saisi l'importance de la question, sa réélection ne sera qu'une formalité face à des socialistes de plus en plus déconnectés des réalités sociales de la France.

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