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Premier ministre japonais : “Je veux affronter l’histoire avec sincérité”

Rédigé par VLSZ le 10 août 2010.

Naoto Kan, le nouveau premier ministre japonais, a répété le 10 août qu'il ne se rendrait pas au controversé sanctuaire Yasukuni qui honore entre autres 14 criminels de guerre de haut rang.

 

 

M. Kan avait notamment déjà déclaré que "dans la mesure où d'importants criminels de guerre y reposent, une visite officielle du Premier ministre ou de membres du gouvernement est problématique".

 

 

Par ailleurs, le Premier ministre japonais Naoto Kan a présenté des excuses pour les souffrances infligées au peuple coréen pendant les 35 ans de colonisation de la Corée par le Japon dans la première moitié du XXe siècle.

 

 

"J'exprime ici une fois encore mon profond remords et mes excuses sincères pour les souffrances et les dommages immenses infligés par le régime colonial", cette déclaration coïncide avec le centième anniversaire, ce mois-ci, de l'annexion de la Corée.

 

 

Le Japon avait signé un traité d'annexion de la Corée le 22 août 1910. La colonisation s'était achevée le 15 août 1945 avec la capitulation du Japon à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. La péninsule coréenne est depuis divisée entre un régime communiste au nord et un régime capitaliste au sud.

 

 

"Je veux affronter l'histoire avec sincérité. Je veux avoir le courage de regarder les faits historiques, les accepter avec modestie et reconnaître nos propres erreurs avec honnêteté", a poursuivi le Premier ministre.

 

 

Des déclarations qui tranchent avec une certaine ambiguité cultivée par les prédecesseurs de Naoto Kan au poste de premier ministre. l'emblématique Jun'ichirō Koizumi en fonction de 2001 à 2006 avait visité à plusieurs reprises le sanctuaire.

 

 

Les implications géopolitiques de cette inflexion sont considérables et M. Kan semble vouloir capitaliser sur cette lancée pour approfondir les relations avec ses voisins. Il a ainsi annoncé la restitution de manuscrits décrivant les rites et les protocoles de la dynastie Joseon (1392-1910), confisqués par le régime colonial nippon.

 

 

Un progrès reconnu avec prudence par la Corée du Sud et la Chine. Le Ministère des Affaires Etrangères coréen s'est contenté de communiquer : "Nous espérons que tous les Japonais partagent ce point de vue".

 

 

 


 

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