La Belgique est morte, vive la Wallonie française !

Rédigé par maximus (24actu) le 06 septembre 2010.

 

Les brimades de leurs colocataires flamands ont fini par lasser les Wallons. Après des mois de patience face aux crispations identitaires de la Flandre, les Wallons se préparent de plus en plus sérieusement à la sécession de la Belgique. Première étape vers une réunification de la Wallonie à la France ?

 

"Je n'ai rien contre les Hollandais, mais à quoi servent-ils ?", se demandait déjà Coluche au siècle dernier. Les Wallons commencent à se poser la même question à propos de leurs cousins flamands. Culturellement et historiquement, la Wallonie, composée d'anciens départements français éclatés après le traité de Vienne, n'a pas grand chose à voir avec "ces gens-là" (dixit Brel) commerçants froids et calculateurs.

 

La survie de la Belgique ? L'attachement au roi des Belges ? Les Wallons ont voulu croire en cette utopie malgré le mépris flamand et leur volonté de plus en plus évidente de sécession. Certes la Wallonie est moins riche et industrieuse que la Flandre, mais un pays est quand même beaucoup plus qu'un PIB !!!

 

Et l'histoire wallone est plus orientée vers la France et ses valeurs que vers Bruges et Gent… sans parler d'Amsterdam ou de Rotterdam. Il n'y aurait rien de stupide qu'une fois le divorce consommé avec la Flandre, nos frères wallons songent à revenir au bercail gaulois.

 

Il est d'ailleurs étrange que malgré l'immense sympathie du peuple français pour la cause wallone, les dirigeants politiques hexagonaux se terrent dans un silence coupable à l'heure où un peuple frère est humilié par des substrats de bataves.

 

Bien sûr il y a l'Europe et une diplomatie à préserver, mais la situation belge depuis plusieurs années est pour le moins préoccupante. Et dans la mesure où les têtes de turcs de ce détricotage de la Belgique s'inscrivent à plusieurs titres dans la grande histoire de France, il ne serait pas illogique que la République s'exprime et prenne partie pour la Wallonie.

 

Mais les Wallons ont-ils envie de rejoindre la France ? Ce sera à eux de le décider une fois refermée la cicatrice belge. Peut être n'est-ce même pas nécessaire. Français et Wallons n'ont sans doute pas besoin de liens administratifs pour se souvenir de leur communauté historique et de destin.

 

Que les Wallons sachent en tout cas que si la France officielle se tait, le peuple est avec eux faces aux vexations infligées par les Flamands…

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. Insolvabulator dit :

    En tant que wallon, ce qui est sûr, c'est que je trouve les annexionistes français franchement navrants !

    Il est symptomatique de constater que les plus prompts à saliver sur l'annexion sont des français qui s'auto-définissent, sans rire, comme de "bons républicains" : de Chevènement à gauche à Dupont-Aignan à droite en passant par Zemmour et d'autres, tous vivent dans l'idolâtrie d'une république une et indivisible, considérant la France comme un bercail mythique pour peuples égarés. Or, la première chose à savoir est que les Wallons ne sont pas républicains et ne l'ont jamais été : une fois annexés, ils se feront un immense plaisir de saboter votre régime politique, la république française elle-même. Et en sabotage institutionnel (il suffit de regarder à coté de chez vous…) ils ont des dons certains ! Pour un français, un peuple, ça se résume à un ensemble de gens à qui des bureaucrates ont un jour remis une carte d'identité, répondant ainsi aux ordres de leur hiérarchie. Pour un Wallon, un peuple, c'est d'abord un ensemble de gens qui ne se tireront pas dans le dos. A voir où vous en êtes arrivés en France, on ne peut qu'en conclure que le "peuple français", ce n'est plus qu'une fiction pour bureaucrates.

    Une deuxième chose à savoir est que dans un vieux couple (et la Belgique en est un), la langue de bois n'existe plus : chacun connaît l'autre comme sa poche, et on peut se dire les choses crûment sans choquer. Les précautions oratoires, la grandiloquence ridicule, et les gloussements de dames patronnesses au moindre écart de langage, on laisse ça aux dirigeants et associations bien-pensantes françaises. Pour expliquer la situation belge crûment, (1) les Wallons sont très contents de bénéficier depuis des décennies des milliards d'euros que les contribuables flamands leur versent, au titre de la "solidarité", et ne veulent pas que ça change. (2) les Flamands en ont définitivement marre de subventionner l'indolence wallonne (en Belgique, les allocations de chômage sont un droit à vie : même pas besoin d'avoir cotisé !) et réclament l'autonomie fiscale des régions, afin que les Wallons soient contraints de se remuer enfin les fesses et se prennent en charge. Cela ne plaît pas aux Wallons (surtout à la clientèle électorale du PS, qui bénéficie le plus de cette "solidarité" flamande), et certains se disent qu'il faudrait peut-être prospecter pour trouver un autre sponsor que les flamands pour financer leurs gadgets sociaux. Alors, pourquoi pas la France ? Si les français sont prêts à leur payer le chômage à vie, cela en vaudrait la peine. Mais ceux qui creusent un peu la question se rendent vite compte que le système social français est encore moins profitable (les allocs limitées à 24 mois maximum, c'est d'un sous-developpé… !) que ce que les Flamands leur proposent. Et lorsqu'ils voient Sarkozy, DSK, Aubry, les banlieues françaises et autres résultats des "politiques de la ville" à la française à la télé, ils disent "pitié, pas ça", et ça achève de les dégoûter. Ce qui fait que, finalement, si on compare, les Flamands, c'est quand même mieux. Faut juste avoir une franche discussion, avec une bonne musculation…

  2. Julien dit :

    Mouai, évitez d’écrire "les Français" ou le peuple de France quand il s'agit de votre avis perso; Je n'ai pas envie d’accueillir les wallons ou belge francophones en France, mieux vaut les laisser chez eux… on a suffisamment de soucis comme ça pour s'occuper d'un autre peuple à problèmes.

    "Ce sera à eux de le décider une fois refermée la cicatrice belge. Peut être n'est-ce même pas nécessaire." Et les Français la dedans ils ont leur mot ou quoi ?

  3. Lilian Lecoq dit :

    Ce qui est sûr à la lecture des deux précédents commentaires, c'est que le belgicain borné et le franchouillard borné le sont l'un et l'autre bien trop pour faire un pas vers la section histoire et la section analyse économique de leur bibliothèque locale ou sur internet… en vue de combattre leurs gros préjugés hum !

    "Insolvabulator" machin… Cessez de dire "pour un Wallon" comme s'il avait une identité une et indivisible dont vous connaissez tous les secrets, vous allez devenir rattachiste comme moi…

  4. Michel dit :

    Il faut bien se rendre à l'évidence : la Belgique est à bout de souffle. Plus rien ne marche. Le gouvernement est en affaires courantes pour une longue durée pour la deuxième fois de son histoire et il y a des gens comme Insolvabulator qui jouent à la politique de l'autruche et qui refusent de voir les évidences.

    Tout, absolument tout va dans le sens de la fin de la Belgique. Les flamands sont de plus en plus revendicatifs. Ils veulent une société complètement différente de celles des francophones. De plus, à partir de sa création même en 1830, la Belgique n'a été qu'une cohabitation artificielle entre 2 peuples dont les divergences n'ont fait que s'affirmer. Partant de là, tirez-en les conclusions qui s'imposent, et que les francophones de Belgique viennent rejoindre la France.

  5. Cédric S. dit :

    Si un jour où on se retrouve avec les belges Wallons en France alors il faudra vraiment faire un mur entre le nord et le sud!

    Le sud au sudiste dediou!! 🙂

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