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La Pomme, un OGM du temps des dinosaures ?

Rédigé par kirikoo le 06 septembre 2010.

La pomme semble avoir évolué sur le plan génétique pour survivre après une catastrophe qui a fait disparaître de nombreuses espèces, dont les dinosaures, estiment des chercheurs qui ont séquencé pour la première fois son génome.

 

 

Une équipe internationale de chercheurs menée par l'Intituto Agrario di San Michele all'Adige (Italie) a annoncé, dans un article paru dimanche dans la revue Nature Genetics, être parvenue à une "version de qualité de la séquence du génome du pommier domestique (Malus x domestica)".

 

 

"Nous montrons qu'une duplication complète du génome relativement récente (il y a plus de 50 millions d'années) a provoqué la transition de 9 chromosomes ancestraux à 17 chromosomes du Pyreae", ancêtre de la pomme, indique l'équipe de chercheurs italiens, français, néo-zélandais, belges et américains.

 

 

Cette duplication expliquerait pourquoi la pomme a 17 chromosomes, alors que d'autres fruits de la famille des "rosaceae", comme la pêche, la framboise et la fraise, ont entre 7 et 9 chromosomes.

 

 

Les chercheurs estiment que cette duplication du génome remonte à entre 50 et 65 millions d'années. "On pense que ce serait une réaction de survie à un événement qui a causé la destruction massive d'autres espèces, notamment les dinosaures", indique un communiqué de l'Institut néo-zélandais de recherche sur les plantes et l'alimentation, qui a participé aux recherches.

 

 

D'autres espèces, comme le peuplier, ont connu une évolution similaire au même moment.

 

 

"Maintenant que nous avons la séquence du génome, nous pourrons identifier les gènes qui gouvernent les caractéristiques que les consommateurs désirent le plus: le croquant, le juteux et la saveur", a commenté le Dr Roger Hellens, cité dans le communiqué de l'institut néo-zélandais.

 

 

La pomme est le fruit le plus cultivé dans les régions tempérées et le plus consommé en France. C'est la première fois qu'est séquencé le génome d'une plante de la famille des Rosaceae, qui comprend des très nombreuses espèces (fraises, abricots, pêches, prunes…).

 

 

 

"Cette découverte va avoir un impact important pour améliorer les variétés de pommes et de tous les autres arbres fruitiers de cette famille, car on pourra mieux connaître les gènes responsables de la qualité gustative ou de la résistance aux maladies des fruits", a expliqué à l'AFP Pauline Lasserre, ingénieur de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) qui a participé à cette recherche.

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