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Insécurité : Sarkozy face au défi de la délinquance de loisir

Rédigé par maximus (24actu) le 08 septembre 2010.

 

Après l'offensive médiatique de l'été, l'heure est au passage à l'acte pour le gouvernement en matière de sécurité. Nicolas Sarkozy abat l'une de ses dernières cartes et sera jugé sur ses résultats en 2012. Les Français veulent des changements au quotidien et ne se contenteront pas d'expulsions de Roms.

 

Il est urgent de s'attaquer en premier lieu à cette micro-délinquance de loisir (agressions et incivilités pour le seul plaisir de "foutre le bordel") qui pollue la vie de millions de Français. Désoeuvrés qui tiennent les murs et font trembler des quartiers entiers. Bandes qui sillonnent les centre-villes, parlent mal aux filles et insultent les gens quand ils ne leur crachent pas au visage. Gamins qui parlent fort au McDo ou s'approprient un wagon. Petit jeu des émeutes et des voitures brûlées. La liste pourrait être sans fin…

 

Tous ces comportements que les politiques qualifient à tort "d'incivilités" et qui sont une réelle forme de délinquance même s'il n'y a pas vols ou de profits tirés du crime. On considère d'ailleurs à tort ce phénomène limité aux banlieues, mais cette violence gratuite du quotidien, ce non-respect des codes du vivre-ensemble ne sont pas l'apanage des bandes de racailles du 9-3. Hélas !

 

Bien sûr que le phénomène est né de petits caïds de banlieue, souvent fils de l'immigration. Bien sûr que la banlieue fournit encore le gros de cette troupe de lâches, inoffensifs seuls et agressifs en bande. Bien sûr aussi que la violence de ces racailles est allée crescendo face au laisser-faire coupable des pouvoirs publics et de la société dans son ensemble !

 

Mais aujourd'hui, pendant qu'une frange de banlieue est devenue ingérable, l'ensemble de la France est sous le joug d'un sentiment latent d'insécurité. Pourquoi ? Parce que l'on sait qu'à chaque sortie on peut tomber non pas sur un vrai voyou, mais sur des adolescents sans limites qui après avoir terrorisé la ville, crevé des pneus, craché au visage des filles, …, rentrent tranquillement chez maman et vont le lendemain au collège.

 

C'est face à ce dérèglement profond de la société française que les politiques de sécurité butent depuis vingt ans. Le lien hugolien entre misère sociale urbaine et délinquance si cher à la gauche est un mythe ! Le renforcement du nombre de policiers : une mesure de bon sens mais qui ne suffira pas en l'état.

 

S'il ne veut pas se perdre dans des effets d'annonce sans lendemain, Nicolas Sarkozy doit prendre conscience de cette situation et relever ce défi titanesque. Faire respecter l'ordre à des gamins décérébrés et sans buts. Une gageure qui ne se réglera que par une politique de fermeté remettant des cadres à des jeunes qui en ont tant besoin.

 

L'idée d'encadrement militaire de Ségolène Royal n'était pas stupide. Il faudra en tout cas que la loi s'impose et cesse d'être bienveillante pour ces adolescents sans repères. Ce n'est pas leur rendre service.

Déjà une remarque sur cet article

  1. […] Pas si facile de gérer des racailles désocialisées, inventeurs d’une « délinquance de loisir » qui n’a pour tout but que de « foutre la […]

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