Benoit XVI s’exprime en faveur d’un condamné à mort

Plus de 3 000 condamnés à mort attendent d’être exécutés dans le « couloir de la mort » de pénitenciers, dans 37 États de l’Union (ou dans le District fédéral de Washington) où s’inflige encore la peine capitale.

 

 

Un cas particulièrement douloureux vient de faire la une des médias aux États-Unis, puisque Benoît XVI lui-même y est intervenu, et a pour cadre l’État du Kentucky.Gregory Wilson a certes commis quelque chose d’abominable en enlevant, violant et étranglant Deborah Pooley.

 

 

Il fut arrêté après s’être servi de la carte de crédit de sa victime, ce qui ne manifeste pas une grande intelligence de sa part. C’est abominable assurément, mais jugé en 1988 il attend depuis 22 ans (vingt-deux ans !) que la sentence de mort qu’on a prononcé contre lui soit exécutée.

 

 

Tous les recours ayant été épuisés, sa date d’exécution vient enfin, en août dernier, d’être arrêtée : ce devrait être le 16 septembre.Beaucoup de gens se sont émus et, parmi, eux, les quatre évêques de la conférence épiscopale du Kentucky dont l’archevêque de Louisville, Joseph Kurtz, qui ont dénoncé cette condamnation à mort dans leur déclaration du 2 septembre. Ce dernier s’est entretenu jeudi dernier avec le gouverneur de l’État, Steve Beshear, pour tenter d’obtenir un report de l’exécution ou une commutation de peine, et il a remis au chef de l’exécutif local une lettre du nonce aux États-Unis, Pietro Sambi, demandant au nom du pape une commutation de peine.

 

 

Dans le cours de sa détention, Gregory Wilson s’est converti à la foi catholique et a été reçu, par le baptême, dans l’Église voici quelques années.

 

 

De toute évidence, le condamné à mort est un déficient mental dont le QI était de 62 quand il fut testé à l’âge de 14 ans, or toute personne dont le QI est inférieur à 70 peut être considérée comme mentalement attardée. L’avocat commis d’office pour défendre Wilson était un alcoolique notoire – il donnait ses consultations juridiques dans… un bar –, et a raté à peu près toutes les audiences du tribunal… Cela n’enlève rien aux abominations subies par l’infortunée victime, mais cela atténue grandement la responsabilité du meurtrier. Dans les pays civilisés, on ne tue pas les fous ; on tâche de les soigner.

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