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A l’UMP, Jean-François Copé entre dans la cours des grands

Rédigé par PourquoiPas le 23 septembre 2010.

Jean-François Copé, c’est un peu le poil à gratter du sarkozysme, qu’il soit triomphant ou déclinant. De la loi Hadopi au retrait de la taxe carbone, en passant par l’accélération de la polémique sur le port du voile intégrale, en plein “débat” sur notre identité nationale; Jean-François Copé affiche sa préférence pour son parti plutôt que pour son leader Nicolas Sarkozy.
Ne rechignant pas à déjeuner avec l’ex amie de Cécilia, Rachida Dati alors qu’elle est en pleine disgrâce ; affirmant haut et fort, qu’il doit plus à Jacques Chirac qu’à Nicolas Sarkozy, animant les réunion de son club politique à la mode “Désir d’Avenir”, l’avocat d’affaire tisse sa toile à l’intérieur de sa formation débordant son rival actuel Xavier Bertrand, souvent considéré comme simple relais du Président.


Le chef des députés UMP a l’assemblée nationale, ne s’en cache pas, il se prépare pour 2017 et force est de constater qu’il ne s’y prend pas si mal!


Peu ou pas connu du grand public, Jean-François Copé doit combler son déficit de notoriété en commençant par séduire les militants et sympathisants UMP. Son positionnement jamais totalement sarkozyste mais toujours proche de la ligne de son parti, lui permet aujourd’hui, d’engranger les fruits des graines semées depuis 2007.


Xavier Bertrand, nommé par Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP a vu sa côte chuter à l’approche du changement de direction, le nombre de sarkozystes étant moindre en ces temps de sondages creux pour le chef de l’Etat, la rébellion dans le parti présidentielle touche évidemment le jeune (ex?) chouchou du Président, Xavier Bertrand.


C’est, donc, tout naturellement que son concurrent dans le leadership de l’UMP, gagne des points aussi bien chez les sarkozystes déçus par Xavier Bertrand, que chez les mécontents internes au Président, dont le nombre augmente avec la perspective de perdre les élections locales à quoi il faut ajouter le nombre de disgraciés croissant.


Cependant, celui qui rêve de prendre son heure venue l’Elysée, a su habilement ne pas se couper des sarkozystes en soufflant régulièrement le chaud et le froid, il n’apparaît pas, contrairement à dominique de Villepin, comme un obstacle à l’union derrière Nicolas Sarkozy en 2012. C’est ainsi qu’il a tiré profit de la défaite aux régionales pour devenir un visiteur occasionnel de l’Elysée…


Jean-François Copé, comme nous tous, le sait : le choix de la direction de l’UMP revient au Président ! Si l’an passé déjà, lors des journées d’été de l’UMP, Jean-François Copé avait battu ses concurrents à l’applaudimètre interrompant longuement le discours de jean-Louis borloo, ce n’est que cette année que son nom commence à monter dans l’opinion.


Et le dernier sondage BVA le prouve puisqu’il est le seul avec Alain Juppé à sortir son épingle du jeu dans les personnalités UMP hors du gouvernement et s’agissant des “sympathisants” de droite, il atteint les 62% d’opinion favorable contre 57% pour Alain Juppé, ancien premier ministre, tout de même !


Voilà pourquoi pour Jean-François Copé, jusqu’ici tout va bien. Reste à savoir si sa capacité à rassembler l’UMP pour 2012 ne sera pas masquer par sa capacité à s’imposer en 2017 aux yeux du Président ?


Car il faudra à Nicolas Sarkozy, un parti travaillant pour sa réélection et c’est à cela qu’il pensera en choisissant le futur dirigeant de l’UMP…


Affaire à suivre…

Déjà une remarque sur cet article

  1. cadeau dit :

    Jean François Coppé ferait très probablement un bon premier ministre. Mais comme l'actuel Premier Ministre est parfait dans son rôle je préférerais attendre pour voter, qu'il soit nommé Premier Ministre pour le second mandat de N. Sarkozy, et il semblerait que M. Copé pourrait le remplacer à ce poste par la suite. Ce sera la décision d'un nouveau président, et celle de M. Copé le moment venu. A mon avis il est prématuré de donner une opinion aujourd'hui.

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