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Retraites : la tentation démago du PS sauce Aubry

Rédigé par notre équipe le 26 septembre 2010.

Le PS de Martine Aubry a trouvé son Grand Soir avec la “lutte” contre la réforme des retraites. La prêtresse du “care” (ce qui en gros signifie assistanat en anglais) ne va pas laisser passer l’opportunité d’attaquer de front la “casse sociale ultralibérale” de notre Sarko national.


Sure de son fait, Martine Aubry ne veut pas entendre parler de déficit des dépenses publiques ou de rallongement de la durée de vie. Le socialisme façon grand-maman n’a cure de la réalité, figé qu’il est dans des dogmes d’un autre siècle : l’inviolabilité d’un acquis social en est un…


Le système actuel des retraites n’est pas le fruit des luttes sociales menées par le PS ou par une quelconque frange de la gauche française. Comme bon nombre de “progrès sociaux”, nous le devons au général de Gaulle. Personne aujourd’hui au gouvernement ne le remet en cause. Il s’agit de l’adapter aux réalités de notre temps.


La retraite à soixante ans, décidée par François Mitterrand, se heurte aujourd’hui à une double impasse : le rallongement de la durée de vie et le renversement du rapport démographique. Elle était financée par la génération de baby-boomers qui se retrouvent aujourd’hui… à la retraite !


Ce n’est tout simplement plus viable. Les Français l’ont bien compris et les mesures modérées (elles seront d’ailleurs à terme insuffisantes) du gouvernement sont largement acceptées. Hormis par quelques éléphants socialistes et les 3% de travailleurs synbdiqués ! Par idéologie ou par opportunisme, Martine Aubry s’arqueboute dans un rejet pavlovien de ce projet de réforme.


Pourtant, un certain nombre de responsables socialistes “réalistes” ne la suivent plus et font entendre leur désaccord avec la direction du parti. C’est évidemment le cas de Dominique Strauss-Kahn, dont les fonctions au FMI n’autorisent pas les élans démago. Mais la contestation vient aussi de plusieurs responsables réputés pour leur intégrité : Michel Rocard, Dider Migaud ou Gérard Collomb.


Le PS n’a toujours pas résolu l’équation entre démagogie d’extrême-gauche et réalisme de parti de gouvernement. Si comme tout l’indique aujourd’hui, Martine Aubry représente le parti en 2012, bon nombre de cadres devront avaler des couleuvres… sans quoi le PS explosera.

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