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Pour gagner en 2012, Sarkozy s’accomode de son impopularité

Rédigé par notre équipe le 27 septembre 2010.

Les enquêtes d’opinion se suivent et se ressemblent pour Nicolas Sarkozy, désormais crédité seulement de 26% d’opinion favorable. Naguère obsédé par les sondages, le président semble avoir pris de la hauteur, estimant qu’en 2012 les Français le jugeront sur ses résultats. La stratégie gagnante ?


Il y a toujours quelque chose de puéril à voir les responsables politiques scruter fébrilement les fluctuations de leur popularité. Une forme d’égotisme qui n’a plus rien de politique. Les personnalités politiques préférées des Français n’ont d’ailleurs jamais eu de “destin” pour reprendre l’expression de De Gaulle.


Avant de s’alarmer, Nicolas Sarkozy doit se souvenir qu’avant lui, François Mitterrand et Jacques Chirac ont atteint des niveaux d’impopularité abyssaux… pour être finalement réélus confortablement. A contrario, Raymond Barre, Simone Weill, Jacques Delors et aujourd’hui Rama Yade ou Bernard Kouchner ont toujours surfé sur des sondages flatteurs. Sans présager de l’avenir des deux derniers nommés, aucun n’a rencontré le peuple dans les urnes.


L’impopularité de Nicolas Sarkozy est d’ailleurs plus une irritation contre son style et son énergie, qu’une remise en cause de son action. Sa crédibilité de 2007 ne semble pas écornée après trois années de pouvoir caractérisés par des crises profondes (économique, européeenne,…).


Si les Français jugent aujourd’hui durement son action, il ne fait aucun doute qu’une bonne campagne saura leur rappeller qu’en ces temps houleux que nous venons de vivre, la France a eu la chance d’avoir un capitaine qui tenait fermement la barre. Tout n’est pas parfait (loin de là) dans le style et la méthode Sarkozy, mais son volontarisme politique ne s’est jamais démenti.


Malgré l’hostilité de la majorité des médias (qui brulent ce(ux) qu’ils ont adoré), les électeurs se souviendront de son rôle pour la survie de l’Europe (traité de Lisbonne, crise grecque), de sa médiation au cours de la guerre en Géorgie, de son alliance avec Barack Obama pour moraliser un minimum les marchés financiers (pas assez peut être, mais personne n’avait ébauché de mouvement jusque là).


La situation en France est difficile, mais les réformes douloureuses qu’il avait promis sont quasiment toutes adoptées ou en passe de l’être. A une époque où la défiance envers les politiques est une plaie pour la démocratie, personne ne pourra reprocher à Nicolas Sarkozy de n’avoir pas tenu ses engagements de 2007.


Et c’est peut être la clé de voute de la victoire de 2012. Malgré le gros temps, Nicolas Sarkozy a en permanence gardé le cap qu’il avait proposé aux Français. Les solutions préconisées sont douloureuses, on grince un peu des dents, mais à l’heure de faire les comptes personne ne pourra dire avoir été trahi. Et ce sera une première depuis Pompidou !

Plutôt que de se focaliser sur de mauvais sondages, Nicolas Sarkozy a raison d’occuper son énergie à poursuivre son action et préparer un nouveau projet pour 2012… Ce ne sera pas le plus facile.

Déjà 2 remarques sur cet article

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