Des taser pour les professeurs en Australie ?

Des Taser pour les professeurs. Véritable projet politique pour rétablir la discipline à l’école ou plaisanterie de mauvais goût ? Dans l’État du Queensland, en Australie, cette question a semé le doute dans tous les esprits pendant vingt-quatre heures. À l’origine de la polémique : un texte de l’opposition, le Liberal National Party, proposant d’équiper tous les professeurs de pistolets électriques afin de contrôler leurs salles de classe. Après tout, quoi de plus convaincant qu’une décharge de 50.000 volts afin de rappeler un élève à l’ordre !


Le document se présentait comme une réponse à la plainte perpétuelle des professeurs en matière de discipline. “Le Taser est un outil de discipline efficace qui permettra aux élèves de rester concentrés”, précise-t-il. Côté financement, tout était prévu : les frais d’armement du personnel scolaire seraient compensés par la réduction du stress et, par conséquent, des arrêts pour maladie des enseignants, désormais en sécurité.


De quoi soulever l’indignation d’associations de parents d’élèves. Pour rien ! Le leader du LNP John-Paul Langbroek s’est excusé publiquement, le 26 septembre, de ce qui était en réalité une blague de mauvais goût de la part de ses assistants parlementaires. Ceux-ci avaient rédigé ce projet “pour rire” et l’avaient glissé dans les propositions qui devaient être présentées officiellement.


Le taseur tasé


Le gouvernement en place n’a pas tardé à se saisir de l’occasion. “Un parti qui ne sait ni s’organiser en équipe ni développer sa propre politique ne peut être considéré comme un gouvernement alternatif”, a lancé Paul Lucas, le Premier ministre par intérim du Queensland. “C’est une nouvelle preuve de leur manque d’unité et de leur désintégration”, a-t-il poursuivi à propos du Liberal National Party.


“C’est clairement une situation dont je ne suis pas fier”, a déclaré John-Paul Langbroek. “Seule une poignée de l’équipe a partagé cette plaisanterie, sans qu’aucun député en ait connaissance”, a soutenu son porte-parole. Le leader de l’opposition n’a pas attendu pour rectifier le tir au sein de son équipe. L’un des assistants impliqués a été licencié. Le taseur aurait-il été tasé ?

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