/>

Retraites : les syndicats veulent imposer la dictature de la rue

Rédigé par lateigne (24actu) le 05 octobre 2010.

“Le gouvernement va devoir écouter la rue” nous serinent avec aplomb les responsables syndicaux d’une grève à l’autre. A l’heure où la RATP annonce un mouvement de grève illimitée contre la réforme des retraites, il est bon de rappeler à nos anarcho-syndicalistes que dans une démocratie “la rue” ne gouverne pas !


Qu’ils soient 800.000 selon la police ou 2 millions pour les syndicats, les manifestants qui battent le pavé chaque semaine contre la réforme des retraites ne représentent jamais que moins de 5% du corps électoral français ! Peu ou prou les scores de l’extrême-gauche en France depuis vingt ans !


Pas de quoi “écouter la grogne” d’un peuple qui est réduit à sa partie congrue ultra-politisée (et majoritairement issu d’une fonction publique privilégiée !). Aucun homme politique ne ferait campagne pour cette minorité radicale de toute façon acquise aux idéologies de gauche…


La sacrosainte “rue” des syndicalistes et des leaders de gauche ne représente rien ou si peu à l’échelle de la Nation. Beaucoup moins en tout cas que la majorité silencieuse des travailleurs qui n’ont pas la chance d’être fonctionnaires, dont la rémunération dépend de leur efficacité, et qui peuvent être renvoyés s’ils sont incompétents ou inutiles !


Mais l’influence prêtée à la “rue” par cette cohorte d’anciens camarades des mouvements trotskistes que sont hélas les syndicalistes français, est plus pernicieuse encore du point de vue des principes démocratiques. Dans notre République, la légitimité politique découle de l’élection et de rien d’autre ! Il serait bon de ne pas l’oublier !


Quand “la rue” ou “la foule” se mêle de politique et que les gouvernants se sentent obligés de “l’écouter”, on n’est jamais bien loin d’un coup d’État ou d’une révolution… Certains des leaders de la grève souhaitent ouvertement cette révolution d’ailleurs… Mais si c’est un Grand Soir qu’on prépare, que l’on en informe les Français !


“La rue” n’a rien à apporter au débat public. Elle est impulsive, outrancière, suiviste, sanguinaire, lâche,… Le contraire de l’acte démocratique raisonné qu’est le vote. C’est ce vote et ce vote seulement que nos gouvernants doivent écouter.

Déjà une remarque sur cet article

  1. […] blocage du pays, les syndicats organisent la pénurie d’essence. Un nouvel exemple de cette dictature de la rue que la gauche et les anarcho-syndicalistes veulent imposer au gouvernement et au chef de […]

Laisser un commentaire