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Retraites : François Fillon siffle la fin de la récré

Rédigé par didoulefou (24actu) le 18 octobre 2010.

Face à la radicalisation puérile des partis de gauche et des syndicats, le Premier ministre a donné de la hauteur au débat sur la réforme des retraites lors de son passage au 20 heures de TF1. François Fillon a renvoyé les “bloqueurs” à leurs contradictions.


Première salve pour les partenaires sociaux qui tentent par tous les moyens de faire porter le chapeau du blocage sur les épaules du gouvernement. François Fillon rappelle que si le débat s’est enlisé c’est bien parce que les syndicats ont refusé par principe de discuter du report de l’âge limite de départ à la retraite.


“Le blocage est lié au fait que les partenaires sociaux, depuis le mois d’avril, refusent de discuter d’un report de l’âge légal de 60 à 62 ans, a-t-il expliqué. C’est la clé du financement”, a indiqué le Premier ministre.


Le financement de pensions dignes pour les retraités français : tel est la principale contradiction du parti socialiste et de Martine Aubry selon Fillon. Selon lui, le PS ne pourra revenir à la retraite à 60 ans qu’en réduisant mécaniquement le montant des pensions.


“Avec les socialistes, on pourrait toujours partir à 60 ans, mais avec une retraite diminuée”, a-t-il poursuivi avant de balayer d’un revers de main la demande de Martine Aubry de suspendre le débat au Sénat. “Le débat ira à son terme et cela sera voté”, a-t-il conclu.


Loin des polémiques politiciennes du PS, François Fillon a répété aux Français l’importance vitale de la réforme des retraites et expliqué une fois de plus les termes de l’équation gouvernementale.

Déjà 6 remarques sur cet article

  1. bauza monique dit :

    Si vous voulez que la réforme sur les retraites passent ( et il le faut) faites un geste significatif en ce qui concerne les retraites des parlementaires et sénateurs ainsi les francais auront moins le sentiment d'etre les seuls à faire des sacrifices! Personnellement je soutiens cette réforme mais les gens souffrent dans leur quotidien et il est indispensable de démontrer que vous aussi etes capables de vous réformer! amicalement

  2. FC dit :

    Je suis de droite et je ne pense pas pour autant que les manifestations sont puerils. A vouloir caricaturer l'inquiétude des gens on crait la radicalisation. Il faut avoir un peu de respect pour la France qui se bat pour ses acquis sociaux, mais si on pense qu'elle a tort. Je ne crois pas que les gens s'amuse dans les manifs ou quand ils protestent. Arretons de provoquer par une désinvolture mal venue !!!

  3. Pierrot Gourmand dit :

    @FC : Je suis également de Droite mais à une nuance près : Ceux qui aujourd'hui manifestent et bloquent le pays vivent dans un autre monde : Ils ne sont pas rémunérés en fonction de ce qu'ils apportent au pays mais rémunérés grace à mes impôts ! Quand on a la garantie de l'emploi à vie on devrait être interdit de grève !

    Je suis favorable à une manifestation contre le Gouvernement mais uniquement car il n'ose pas aller plus loin dans la réforme !

    Tout le monde connaît les origines du mal mais n'ose pas appliquer les solutions :

    – Réduction drastique du train de vie de l'Etat

    – Non remplacement pendant 3 ans de 4 fonctionnaires sur 5

    – Baisse du coût du travail pour empêcher les délocalisations et relocaliser les emplois

    – Fin des régimes spéciaux et du mode de calcul des retraites pour les fonctionnaires et assimilés.

    – Départ à la retraite avec une pension de 70% après UNIQUEMENT 43 années de cotisation

    – Contrôle et sanction de la médecine générale toujours trop généreuse sur les arrêts maladie

    – Alignement des retraites du public sur celles du privé !!!

    Pour info : le "Régime général" abonde chaque année le régime spécial de la sncf à hauteur de 3 milliards d'euros !!!!

  4. Lucien Cassandre dit :

    Moi je suis gaulliste, donc de droite, je suppose… Mais les libéraux au pouvoir depuis huit ans (et en réalité depuis bien plus longtemps!) ne cessent d'augmenter les déficits. Leurs soi-disant réformes n'ont qu'un but, enrichir des actionnaires incontrôlables aux dépends de la population en leur livrant des secteurs jusqu'à présent réservés au service public comme l'éducation, la santé, la justice, l'énergie et, à l'ordre du jour, les retraites.

    Les gens au pouvoir actuellement ont pour objectif de liquider le peuple (dans un "marché mondialisé"), liquider la démocratie (on est "obligé" de "réformer"), liquider la société (la santé, l'éducation, la justice, les retraites ça couterait "trop cher") pour mieux imposer la dictature des détenteurs de l'argent. Ces démagogues se maintiennent au pouvoir grâce au soutien des financiers et industriels dont ils sont les familiers. Ils cherchent également à diviser le peuple pour mieux lui imposer sa volonté par exemple en jouant sur la xénophobie qu'ils entretiennent eux-même en faisant venir des immigrés, lesquels, en prime, permettent de casser le cout du travail… Cette démagogie est présente par exemple dans les sempiternels discours sur les "congés maladie abusifs", qui sont un problème excessivement mineur dans notre économie. Pour preuve, alors que le nombre de congés maladie accordés diminue sans cesse, grâce aux ignobles accords passés avec les médecins (moins de congés accordés et, en contrepartie une augmentation du prix de la consultation!) le déficit de la sécu est de plus en plus grave… Il faut dire que la "sécu" est une entrave au développement des assurances privées et que, contrairement à ce qu'ils affirment, il n'entre pas dans l'optique des libéraux de la "sauver" pas plus que de sauver les retraites.

    Les fonctionnaires sont particulièrement visés dans le discours libéral, étant les représentant d'états que les financiers et les industriels considèrent avant tout comme une gêne dans leur expansion à cause de la protection qu'ils accordent à leurs ressortissants. Qui sont les fonctionnaires? Essentiellement des enseignants et des policiers. Ils ne font aucun bénéfice, travaillent exclusivement pour le public, en échange d'un salaire en général fort raisonnable. Certes, ils ne sont pas animés par l'appétit du gain, sans quoi ils auraient choisi une autre voie. En compensation, ils ont la sécurité de l'emploi et peuvent exercer leurs droits sociaux. Ils peuvent exercer leur droit de grève, leur entreprise ne risquant pas la faillite, et eux-même ne risquant pas d'être licencié, protégés qu'ils sont par un droit du travail qui est cependant censé s'appliquer à tous. Mais dans le privé, on ne respecte pas ce genre de loi… Car les boîtes privées travaillent pour un profit privé sans aucune garantie de bénéfice pour la population. Elles se livrent entre elles à une guerre absurde qui se termine souvent par la faillite ou l'absorption. Si les fonctionnaires sont, par essence, peu motivés, les employés du secteur privé sont constamment menacés par le chômage. Les périodes de chômage sont une charge pour la société, et la concurrence engendre des faillites dommageables au bien commun, des désordres sociaux, et en général un gaspillage d'énergie toujours croissant. C'est une guerre dont les soldats sont les travailleurs mais contrairement à ce que veulent croire les libéraux, cette guerre n'est pas une fatalité, et il n'est nullement nécessaire de l'étendre à tous les secteurs d'activité.

    L'accès au travail et donc l'accès à l'existence sociale, voire à l'existence tout court est volontairement rendu difficile pour des raisons faciles à comprendre.

    Car en effet le coût du travail est élevé en France. On accorde aux travailleurs le droit de manger à leur faim, de se soigner, de se reposer quand ils sont vieux. N'est-ce pas normal? Comment pourrait-on d'ailleurs empêcher les entreprises privées de "délocaliser"? Étant privées, elles sont libres de s'installer où bon leur semble. Or les Chinois possèdent 100 millions de prisonniers de droit commun, une main d'œuvre gratuite, qui n'a aucun droit, sinon de ne pas mourir de faim. Tout citoyen libre gagnera toujours trop par rapport à eux. Il faut certes lâcher du lest sur notre niveau de vie, arrêter le gaspillage des ressources, mais jamais on ne pourra concurrencer des économies où le prix du travail est quasi nul, à moins de renoncer à tout salaire. La seule réponse ce sont des droits d'entrée aux frontières pour compenser le "dumping" des chinois et des autres… Mais cela suppose de sortir de l'influence des grosses transnationales qui, en échange de l'ouverture des marchés extérieurs, ouvrent les marchés en France à une concurrence insupportable.

    Les fonctionnaires sont payés par "nos impôts" certes, mais "pour info" les contribuables subventionnent les entreprises "privées" à hauteur de 65 milliards par an… sans aucune garantie de retour sur investissement! En temps de crise, il faut même renflouer les banques… ce qui curieusement ne diminue en rien la dette que l'état aurait envers elles…

    Il faut en effet réformer, et pour commencer, il faut nationaliser les banques, reprendre le contrôle de nos affaires. Le libéralisme est une doctrine absurde qui va nous détruire.

  5. Claudius dit :

    Et bien voilà un article objectif comme on les aime.

    Ben non, le passage de l'âge de départ à la retraite à 62 et à 67 ans n'est pas inéluctable comme nous le serinent, façon méthode Coué, les pantins qui nous dirigent.

    Il faudrait retourner à l'école pour apprendre un peu la signification des mots et ne pas confondre "réforme" avec "régression", "pédagogie" avec "bourrage de crâne" et "inéluctable" avec "ce qui nous arrange" pour préparer la retraite par capitalisation qui ferait tant plaisir au groupe Malakoff Mederic dont un des cadres dirigeant est, ô hasard, Guillaume Sarkozy

  6. guidetti dit :

    cela est pas normal qu’ont donnent des retraitent aux étrangers qui sont jamais cotisés en Françe?nous sommes gouvernés par des incapables :sois de gauches de droites ils y a beaucoup des choses qui sont injustes sur nos social

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