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Retraites : les syndicats ont perdu la partie… et la face

Rédigé par lateigne (24actu) le 27 octobre 2010.

Qu’espéraient vraiment les syndicats en choisissant la radicalisation du mouvement social contre la réforme des retraites ?


Si “la rue” pensait avec beaucoup de naïveté faire reculer le gouvernement sur cette réforme majeure du quinquennat de Nicolas Sarkozy, les leaders syndicaux étaient parfaitement conscients que la stratégie de blocage était un jeu dangereux qu’ils n’avaient aucune chance de gagner.


Les manifestations géantes et la paralysie du pays doivent être des phénomènes très grisants pour que les centrales syndicales aient choisi l’option du blocage et de la radicalisation face à une réforme qu’ils savaient inéluctable.


Dès le lancement de la protestation, nous nous posions la question des motivations des dirigeants syndicaux. Et une fois de plus, l’intérêt (réel) des travailleurs n’a pas fait le poids face aux ambitions politiques des uns et des autres.


Les syndicats ont lancé la bataille des retraites alors qu’ils savaient qu’ils allaient la perdre et que le syndicalisme (dans ce qu’il a de noble, à savoir la défense des employés face aux employeurs) serait in fine le grand perdant de la mobilisation.


C’est que Bernard Thibault, François Chérèque ou Jean-Claude Mailly préfèrent voir le monde syndical perdre la face dans un bras de fer absurde plutôt que de risque de perdre… les élections professionnelles.


Des élections professionnelles qui approchent et qui pourraient remodeler le visage de la CGT, de la CFDT ou de FO. Pour ne pas perdre la direction des centrales, les dirigeants syndicaux ont donc suivi le mouvement et ont préféré aller dans un mur plutôt que de se faire doubler par leur base… et des candidats plus radicaux.


La réforme des retraites n’était finalement qu’un alibi pour faire preuve de radicalisme auprès des électeurs… Et il y a fort à parier que cela marche et que les trois susnommés seront réélus… à la tête de syndicats affaiblis et discrédités aux yeux des Français. Mais est-ce leur problème ?

Déjà une remarque sur cet article

  1. de la mata jeanpaul dit :

    D'autant plus que la plupart des syndicats roulent pour eux et qu'ils se foutent comme de l'an 40 de constater qu'ils ne représentent que 8% des bipèdes qui bossent…seuls les préoccupent leurs petits pouvoirs et les subventions que l'état,quel que soit le régime en place,de droite ou de gauche, leur attribue chaque année !

    Quel " Machiavel ", celui qui a pensé les considérer comme des associations sportives ou culturelles en les subventionnant,se permettant cerise sur le gâteau de ne pas rendre des comptes à leurs assemblées générales,vacances payées et fric dans les fouilles de conséquence,…c'est comme ça qu'on les tient,quel dégoût par contre ils inspirent aux prolos ?

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