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De Villiers, ex-président de Vendée, futur ministre ?

Rédigé par Jean, agriculteur dans le 77 le 31 octobre 2010.

Conformément à l’annonce surprise qu’il a faite le 30 septembre, le souverainiste quitte dimanche ses fonctions de président du conseil général de Vendée.



Vingt-deux ans après avoir fait son entrée pour la première fois au conseil général de Vendée, Philippe de Villiers tire dimanche sa révérence. En toute discretion, sans «pot» de départ, ni discours. Conformément à l’annonce surprise qu’il a faite le 30 septembre, le souverainiste abandonne son mandat de président de l’assemblée départementale. Son ancien bras droit, le premier vice-président Bruno Retailleau, avec lequel Philippe de Villiers a passé les dernières années à se déchirer dans une guerre de succession sans merci, assurera l’intérim. Le temps que soient élus deux nouveaux conseillers généraux à la place du fondateur du Mouvement pour la France (MPF), mais aussi de son frère Bertrand, également démissionnaire.



Président emblématique du département, Philippe de Villiers a marqué profondément le paysage économique vendéen que ce soit par le développement des équipements autoroutiers, des aides aux entrepreneurs locaux ou des initiatives pour développer le prestige de son département. Ainsi le Vendée Globe, tour du monde à la voile en solitaire créé en 1989 avec Philippe Jeantot, est devenu l’une des courses au large les plus célèbres et redoutées du monde. Son «bébé», le Puy du Fou, imprégné de ses thèmes de prédilection, la guerre des Chouans ou le catholicisme triomphant, est aujourd’hui le 4e parc à thèmes français. Il est aussi un point de passage régulier du Tour de France et pour l’édition 2011 il accueillera le 30 juin la cérémonie de présentation des équipes.



«Il a donné de la fierté aux Vendéens»



Philippe de Villiers a également étoffé l’offre de formation pour les jeunes, travaillant en synergie avec les principaux entrepreneurs locaux au développement d’instituts de formations débouchant sur des emplois correspondant à leurs besoins. «Il a donné de la fierté aux Vendéens par ses actions», a même reconnu, le jour de sa démission, son meilleur ennemi le socialiste Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays-de-la-Loire et ancien maire de La-Roche-sur-Yon, tout en soulignant leur divergences au plan des valeurs et en lui reprochant un exercice du pouvoir autoritaire.



Mais le souverainiste, affaibli personnellement par des problèmes judiciaires familiaux – l’un de ses fils accusant l’autre de viol -, mais aussi par un cancer de l’oeil qu’il affirme avoir vaincu, a pourtant indiqué le 2 octobre qu’il pensait «depuis 4-5 ans» à quitter son poste. Concernant son avenir, Philippe de Villiers, 61 ans, qui reste député européen, n’a évoqué que le Puy du Fou. Mais ses partisans rêvent d’une place pour lui dans le futur gouvernement, soulignant qu’il ne quitte pas la politique. On verra si Sarkozy fera aussi l’ouverture à droite, concrètement…



Bruno Retailleau, qui a essuyé de nombreux coups bas de son ancien mentor, part favori pour lui succéder à la tête du conseil général, mais d’autres candidatures dans son propre camp ne sont pas à exclure. Les scrutins pour les cantons de Montaigu (celui de Philippe de Villiers) et celui des Essarts (celui de Bertrand de Villiers) auront lieu les 21 et 28 novembre et l’assemblée de nouveau complète se réunira ensuite pour élire un nouveau président du conseil général.

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