UE : Herman Van Rompuy veut achever l’État-Nation

Le président du Conseil européen, le Belge Herman Van Rompuy est bien décidé à avoir la peau de l’État-Nation et des velléités souverainistes des membres de l’Union européenne. Pour ce fédéraliste : « l’État-Nation homogène, c’est terminé ».


Les fédéralistes européens n’ont retenu aucune des leçons des différentes consultations électorales qu’ils ont systématiquement perdu. Les citoyens européens, fiers de leurs histoires particulières et de leurs héritages propres, n’ont aucune envie de se fondre dans une super structure européenne régie par les technocrates de Bruxelles.


Herman Van Rompuy, nouveau « président de l’Europe », ne fait que poursuivre le vieux rêve fédéral européen, pourtant largement rejeté à travers le continent.


Non seulement l’État-Nation demeure la seule structure viable à l’heure actuelle et seuls des idéologues peuvent imaginer une Europe fédérale, mais la conception même de l’Union Européenne devrait être repensée sous peine de risquer l’implosion.


Comment concevoir une monnaie unique avec des économies aussi fragiles que le sont la Grèce, l’Espagne ou le Portugal ? Qui peut imaginer que l’espace Schengen est pertinent quand cela signifie que nos frontières communes sont surveillées par la Bulgarie, la Roumanie et bientôt l’Albanie ?


Le projet européen peut encore vivre. A condition de le recentrer sur le couple franco-allemand et faire le pari d’un approfondissement avec un groupe de tête. L’Europe politique était possible à six, à 27 c’est devenu la chienlit…

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A propos de l'auteur lateigne (24actu)

17 réactions à “UE : Herman Van Rompuy veut achever l’État-Nation”

  1. Je comprends désormais mieux pourquoi la Belgique est dans ce pitoyable état… Ce brave homme a laissé son pays se détruire donc pourquoi ne passerait-il pas au stade supérieur en détruisant l'Europe des Nations.

  2. dans 25 ans, toute l'europe de l'ouest sera devenue un Brésil bis, mais sans les scupturales danseuses de samba, au Q.I de poisson rouge.

    Partir en Finlande, ou la Russie, ou l'Australie.

    La Russie redeviendra une grande nation et l'europe, la poubelle . . .

  3. L'Europe marche à deux vitesses. Globalement les pays du sud s'endettent alors que ceux du nord s'enrichissent par leurs excédants commerciaux. En parti ces excédants commerciaux sont le fruit des échange avec ceux des pays du sud. Il est facile d'en déduire que tous ces pays sont interdépendants et qu'un fédéralisme accru ne pourrait que faciliter la gestion de la crise actuelle! Euro ou pas, Il faudra bien se faire à l'idée que les plus riches, pour maintenir leur productivité, devront payer pour les moins riches!

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