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La province “c’est consanguin” pour le bras droit de Delanoë

Rédigé par lateigne (24actu) le 20 novembre 2010.

Le snobisme et la déconnexion de l’intelligentsia socialiste sont sans borne. Sans rire (et sûrement sans penser à mal), Christophe Girard, l’inamovible adjoint au maire de Paris, a affirmé que la province “c’est consanguin”.


On attend avec impatience la réaction de Bertrand Delanoë et de toutes les associations anti-racistes de France et de Navarre, pour voir si elles vont condamner une déclaration si manifestement insultante et offensante pour une majorité de Français.


Au-delà de l’insulte grave faite aux “provinciaux” (une insulte retrouvée à une époque sur les banderoles des supporters racistes du Paris Saint-Germain), c’est la conception de la province que se fait l’élu parisien qui est saisissante de bétise et de préjugés.


Selon Christophe Girard, c’est en arrivant à Paris qu’il est devenu “un citoyen à part entière, libre”. “En province, je subissais plus le regard des autres. Tout le monde se connait, c’est petit. C’est un peu consanguin si vous voulez. Paris c’était déjà le métissage, le brassage”.


Qui va porter plainte contre notre snobinard des beaux quartiers ? Qui va manifester devant son domicile ou la mairie de Paris ? Quelle personnalité va prendre la parole pour défendre les “provinciaux” ?




Déjà une remarque sur cet article

  1. Papoulor dit :

    Personne ne va s'élever contre de genre de propos imbécile, car quand ça vient de ce côté-là, c'est forcément juste. Imaginons que cette même phrase ait été prononcée par Brice Hortefeux ! Elle aurait été reprise partout, ça aurait fait un buzz énorme. Et j'imagine la réaction de not'bonne dame de la rue de Solférino, ou de la chabichette du Poitou: " Ces propos sont indignes d'un ministre de la République. Moi qui suis élue de province, je sais ce que valent les femmes et les hommes de nos région et en particulier la mienne. Ils ont été blessés dans leur dignité par ces déclarations scandaleuses; M. Hortefeux doit démissionner et le Président doit prendre ses responsabilités. Le Parti socialiste ne laissera pas passer une telle infamie, véritable insulte pour les Françaises et les Français."

    De plus, j'ai bien compris qu'en tant que provincial, je n'étais pas un citoyen à, part entière. Le sous-citoyens, le citoyen de seconde zone vous salue bien,M. Girard.

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