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Humour : Royal/Aubry ou le retour du combat des chefs au PS

Rédigé par patsoul (24actu) le 29 novembre 2010.

Vendredi dernier, Ségolène Royal a démenti fermement les propos de Martine Aubry sur une candidature unique aux primaires socialistes pour les élections de 2012. L’entente de façade que le parti s’efforce de maintenir depuis plusieurs mois s’est à nouveau écroulée. La guerre ne fait que commencer.


Martine Aubry avait tenté un coup de bluff digne d’un grand prestidigitateur. Elle avait assuré la semaine dernière qu’un accord secret avait été scellé entre les trois favoris socialistes pour représenter le parti aux prochaines présidentielles (Martine Aubry, Ségolène Royal, Dominique Strauss Kahn). Lors d’une lourde attaque personnelle à peine dissimulée derrière la défense des primaires, Royal rappelle qu’elle est bien là, toujours prête à sacrifier ce qu’il reste du PS (un agglomérat d’égos cyniques et carriéristes) pour assouvir son ambition personnelle.


Vendredi midi, aux micros d’Europe 1, elle a expliqué qu’ “il ne peut pas y avoir de pacte de verrouillage”, et assuré qu'”elle n’a renoncé à rien”. Selon elle, “il n’a aucun pacte pour empêcher les primaires. Elles ont été promises aux Français, qui doivent pouvoir venir choisir le candidat de la gauche donc je ne veux pas qu’il y ait de malentendu. Les dirigeants socialistes sont conscients de la nécessité de se rassembler, le moment venu, pour battre la droite.”


Ces déclarations sur les primaires pourraient paraître anodines si Martine Aubry n’avait pas annoncé le contraire quelques jours plus tôt. Cet interview de Royal lui permet donc de traiter discrètement Martine de menteuse (puisque ses propos sont faux) et de manipulatrice (“pact de verouillage”, “pact pour empêcher les primaires”).


Et c’est reparti pour un petit tour : plus que puérils (les deux responsable politiques membres d’un même parti auraient peut-être pu en parler en tête à tête plutôt que d’exhiber leurs haines respectives devant les médias), les dirigeants socialistes continuent de ridiculiser la politique française (si Blum et Jaurès voyaient ça…). De plus, tout porte à croire que ces chamailleries ridicules vont aller crescendo avec l’approche des présidentielles.


On n’a pas fini de se poiler…

Déjà une remarque sur cet article

  1. sabi dit :

    J'péfère ces chamailleries dont vous êtes le seul à vous intéresser à un parti sous la botte d'un seul et même homme, accessoirement aussi président, donc inutile et contraire aux appareils démocratiques.

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