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Faim dans le monde : le Vatican favorable aux OGM

Rédigé par maximus (24actu) le 01 décembre 2010.

L’Académie pontificale, l’organisme de recherche de l’église catholique, a donné son feu vert à l’exploitation de plantes génétiquement modifiées (OGM), précisant qu’elles n’avaient “rien de dangereux” et représentaient un outil pour lutter contre la faim dans le monde qui touche un être humain sur six.


“Il n’y a rien d’intrinsèque dans le recours à l’ingénierie génétique pour l’amélioration des cultures qui rendrait dangereux les plantes elles-mêmes ou les produits qui en sont dérivés”, a indiqué l’Académie pontificale.


Le Vatican va même plus loin et affirme que le développement des OGM peut représenter une opportunité de combattre efficacement la faim dans le monde en accroissant les rendements agricoles.


“Plus d’un milliard de personnes, sur les 6,8 milliards composant la population mondiale, sont actuellement sous-alimentées, une condition qui requiert le développement urgent de nouveaux systèmes et technologies agricoles”, indique le document de l’Académie qui précise que “l’utilisation appropriée de l’ingénierie génétique et d’autres techniques modernes dans l’agriculture contribue à faire face à ces défis”.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. jeans dit :

    Après avoir mis le préservatif à l'index, le Pape et ses "spécialistes" peuvent se tremper sans risque l'index dans les OGM. A croire que le Vatican est sponsorisé par Monsanto pour avaler sans frémir que les OGM sauveront le monde de la faim. Bien sûr, avec tous les paysans qui se suicident en Inde ou en Amérique du Sud, cela fera des bouches en moins à nourrir, d'autant que c'étaient de mauvais catholiques …

  2. AstalavistaBB dit :

    De toute façon, comme le rappelle l'ONU, nourrir la planète n'est pas seulement une question de rendements et de techniques agricoles. C'est aussi une question d'accès des populations à la nourriture : fournir les aliments à ceux qui ont faim, mieux répartir les excédents agricoles, encourager les cultures vivrières, stabiliser les prix du marchés (ceux des céréales notamment), harmoniser (et moraliser) les échanges commerciaux… La politique et l'économie ont aussi leur rôle à jouer, et ce n'est pas parce que la nourriture sera disponible que les populations affamées pourront l'acheter.

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