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Dominique Strauss-Kahn peut-il battre Nicolas Sarkozy ?

Rédigé par lateigne (24actu) le 20 décembre 2010.

En quelques mois Dominique Strauss-Kahn est devenu la coqueluche des sondages, en on peut lire entre les lignes également celui des médias, pour battre Nicolas Sarkozy en 2012. Si le patron du FMI a des arguments à faire valoir, sa candidature semble surcôtée et l’emballement médiatico-sondagier qu’il génère en décallage avec son parcours politique.


Selon Wikileaks, DSK avait qualifié avant les présidentielles de 2007 “d’hallucination collective” la Ségomania… L’avenir lui a donné raison et devrait le faire réfléchir. Comme la fièvre, les poussées de popularité des éléphants socialistes retombent vite.


Parlons de ses atouts. DSK a pour lui d’avoir été le ministre de l’Economie du gouvernement Jospin. Un gouvernement certes battu aux élections, mais qui conserve un pouvoir fantasmagorique surprenant auprès des militants.


Un gouvernement dans lequel DSK aura surtout incarné l’aile libérale et responsable (aucun ministre de l’Economie n’a autant privatisé que lui) quand Martine Aubry représentait la voie dogmatique, sectaire et anachronique avec ses 35 heures.


Aujoud’hui à la tête du FMI, Strauss-Kahn a pris de “la hauteur” comme aiment à le répéter les médias français, soulignant le mauvais calcul de Nicolas Sarkozy qui l’y a installé.


Voilà pour les points forts autour desquels la presse brode depuis des semaines pour tenter de faire émerger un messie politique. Reste la face sombre du personnage que les Français connaissent au final assez peu et qui ne manquera pas de resurgir lors d’une campagne présidentielle.


Politiquement d’abord, DSK a certes occupé un gros ministère au siècle dernier, mais sa carrière a ensuite végété au gré des défaites socialistes, et il aura fallu attendre la main tendue de Sarkozy pour qu’il se remette en selle… et encore, bien loin des affaires françaises et au sein d’une organisation honnie des militants socialistes.


Dans l’optique des primaires, son positionnement social-démocrate qui est une force pour le scrutin universel, l’handicape face aux crispations identitaires de l’aile du gauche du parti, qui a fait de Martine Aubry sa nouvelle égérie.


Reste ensuite la légende noire de DSK, toujours murmurée jamais dite à voix haute. Les rumeurs incessantes (et enquêtes) sur ses moeurs plus que libérées font aujourd’hui sourire, mais pourraient le destabiliser en pleine campagne. Son rapport à l’argent ensuite avec pêle-mêle sa villa au Maroc, sa femme millionaire, son goût du bling-bling, sa mise en examen dans l’affaire de la Mnef… et tous ces bruits qui courent sur ses “casseroles”.


On ne révoque certes pas de la course aux primaires un candidat valable sur la base de rumeurs (même si Eric Woerth a récemment fait les frais d’une jurisprudence inversée), mais il y a fort à parier qu’à l’approche des élections les boules puantes sortiront des deux côtés et que compte tenu de la réputation sulfureuse de DSK, les affaires ne manqueront pas… et pourraient empoisonner sa campagne.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Les élections 2012…

    On ne comprendra jamais rien à nos mythomanies, si on ne fait pas appel à la mythologie.

    La réalité est un poison. Le remède c'est l'imagination.

    Nous sommes toujours déjà en 2012 et au lieu de confier notre destin aux mêmes pantins,

    on va faire appel à un seul et unique électeur :

    Le président de la République actuel pour désigner lui-même son successeur.

    Il y aura trois prétendantes au trône, trois déesses pour convaincre son altesse.

    Héra : déesse de la puissance

    Athéna : déesse de l'intelligence

    Et Aphrodite : déesse de la délivrance.

    On aura droit grâce à la bonne volonté de notre Roi à un débat télévisé entre les trois, diffusé en direct sur tous

    les continents.

    Le moment venu, chacune revêtue de ses plus beaux atours va laisser tomber son masque et montrer son vrai visage

    pour dispenser sa majesté de tout vilain discours.

    Héra, c'est Martine.

    Athéna, c'est Marine.

    Et Aphrodite c'est Marianne sous les traits de Jean-François Kahn.

    Et après avoir longuement médité sur l'avenir qui attend les français, notre président se lève,

    et au lieu de trancher, décide de se retrancher… déchire sa pièce d'identité

    et renonce une fois pour toutes à sa nationalité !
    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%

  2. Adelle Seger dit :

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