Immolation par le feu : une révolution sénégalaise est-elle possible ?

Différents éléments laissent à penser que le Sénégal pourrait entrer à son tour dans le défilé des pays en révolution. En effet, la semaine dernière, un homme s’est immolé par leu feu devant le palais présidentiel de Dakar. Des affrontements entre l’armée et les rebelles ont ensuite eu lieu ce weekend et de nombreux sénégalais se déclarent prêts à s’immoler à leur tour.


Oumar Bokou serait-il le nouveau Mohamed Bouazizi, symbole de la révolution du jasmin qui avait éclaté suite à son immolation par le feu ? Plusieurs éléments expliquent que cet ancien militaire, qui s’est immolé vendredi dernier devant la palais du président Abdoulaye Wade pour protester contre des salaires ridicules et la répression du régime, pourrait devenir un martyr du peuple sénégalais.


La situation d’Oumar Bokou a touché de nombreux sénégalais qui se sentent solidaires de l’ancien soldat. D’après une source du site pressafrik.com, plusieurs autres personnes, dont deux femmes, seraient prêtes à s’immoler par le feu à leur tour. Toujours d’après le journal, les sénégalais sont “très remontés contre le gouvernement, surtout le président de la République, son Premier ministre et le ministre des finances”.


Une marche de protestation aurait été prévue mais elle aurait été annulée,  provoquant ainsi le geste désespéré de Oumar Bokou. D’après le porte parole de l’association National des invalides et veuves militaires du Sénégal, « il y en a qui ont avec eux leurs bouteilles d’essence et leurs allumettes prêts à s’immoler ».


Par ailleurs, une attaque en Casamance a eu lieu se weekend, tuant 3 soldats et blessant 6 autres. Ce regain de violence des indépendantistes de Casamance n’est pas un bon signe pour le pouvoir de Wade tant les affaires sont liées. D’une part, les indépendantistes gonflent les rangs des mécontents et des révoltés contre le régime  et d’autre part la population supporte de plus en plus mal le contexte avec la Casamance et le renouveau des conflits pourrait exacerber la grogne populaire.


Si la situation sénégalaise n’est pas comparable avec celle de la Tunisie, ni même de l’Egypte, on peut tout de même se demander, dans une période révolutionnaire inouïe, si le peuple sénégalais ne va pas surfer à son tour sur la vague insurrectionnelle et chasser son président, Abdoulaye Wade.

 

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A propos de l'auteur patsoul (24actu)

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